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Trois écoles en une pour l’Europe

christian robischon |  le 11/09/2015  |  Bas-Rhin

Strasbourg -

Susciter le sentiment d’appartenance à un même ensemble tout en cultivant son chez-soi : l’Ecole européenne de Strasbourg, entrée en fonction la semaine dernière, atteint cet équilibre requis par sa maîtrise d’ouvrage. « La réponse architecturale devait permettre d’identifier clairement chacun des trois cycles d’enseignement (maternelle, primaire, secondaire) tout en maintenant le lien entre eux, grâce à l’aménagement d’espaces de contact », confirme Anthony Kindig, chef de projet à la direction de la construction de la Ville de Strasbourg.

Pour satisfaire l’attente, le tandem Auer + Weber-DRLW, lauréat du concours, a travaillé la gestion différenciée des flux et volumes d’une part, les perspectives visuelles d’autre part. Le premier thème aboutit à organiser des entrées distinctes pour les trois cycles à partir du hall central et à conférer à chaque bâtiment sa spécificité d’aspect, de volumétrie et d’orientation. Mais, parallèlement, deux grandes percées vers la lumière naturelle, facilitées par la hauteur limitée à deux étages, multiplient les vues vers le reste de l’école et vers les institutions européennes voisines. Les traversées visuelles sont conçues pour converger vers un parvis central qui occupe la majeure partie de l’emprise, repoussant les constructions à ses franges. « Les trois cours s’organisent en un mouvement ascendant : celle de la maternelle au rez-de-jardin, puis la cour haute du primaire avant le belvédère du secondaire s’ouvrant sur les paysages de l’Ill », ajoute Denis Dietschy, architecte associé de DRLW.

Toitures végétales et cordon de ripisylve

L’unité d’ensemble sort renforcée du choix homogène des matériaux - béton préfabriqué en façade extérieure, béton lasuré à l’intérieur, bardage mélèze, blocs bois généreux de 17 dm3/m2 - et du traitement végétal. Chaque bâtiment se pare d’une toiture tapissée de pampa ou de plantes grasses et l’emprise foncière s’entoure d’un cordon végétal à base de ripisylve. Abritant quatre noues de rétention des eaux pluviales, ce parcours doit générer le lien avec le quartier de la Robertsau, dont l’école forme désormais un nouveau point d’entrée en direction du centre-ville. Dimensionné pour accueillir 1 200 élèves, le nouvel établissement de 12 000 m2 de plancher vise un coefficient Ubât inférieur à 0,45 W/m2.K et une perméabilité à l’air intérieur de 1 m3/h.m2 grâce à la performance de son enveloppe et à sa conception bioclimatique.

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