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Tribunes coulissantes au Stade de France

Florent Lacas |  le 06/07/2012  |  France entièreBâtimentSportEuropeTechnique

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« Le moniteur » N° 4884 du 4 juillet 1997

En juillet 1997, le chantier du Stade de France (Saint-Denis) entre dans une nouvelle phase : l’installation de la tribune basse, qui a la particularité d’être constituée de gradins mobiles. « Composés de dix éléments distincts, géométriquement identiques par paires, ils portent 25 000 fauteuils, susceptibles d’être déplacés horizontalement selon l’utilisation qui est faite du stade : football/rugby d’une part, athlétisme d’autre part », précisait Guillaume Delacroix du « Moniteur ». Pourquoi ce dispositif ? Pour éviter qu’un spectateur assis en tribune basse ne se voie séparé des joueurs par une piste de course. Deux principes sont donc nécessaires : faire coulisser ces tribunes basses d’avant en arrière et, lorsqu’elles sont en position « match », c’est-à-dire avancées, lever une plate-forme de béton afin de placer des gradins escamotables dans le vide entre les tribunes haute et basse. Ces trente-deux dalles, pesant 40 tonnes chacune, sont soulevées et rabaissées par 192 poteaux télescopiques et deux chariots élévateurs télescopiques par dalle.

Le recul des tribunes en position « athlétisme » se fait à l’aide de rails démontables placés sur la dalle abaissée et sous la tribune. « Ces ‘‘ U ’’ métalliques apportés en tronçons de 2,40 mètres servent de guide sur environ 15 mètres à des sabots enrobés de plastique dur, préalablement glissés sous le pied des poteaux des fermes, à l’arrière des tribunes », détaille Guillaume Delacroix.
La partie inférieure des tribunes n’utilise pas les rails, mais est mise en sustentation grâce à des coussins d’air comprenant chacun trois chambres à air. Le coefficient de frottement est ainsi réduit à 1 % pour chacun des segments pesant environ 600 tonnes. « L’ensemble gradins mobiles plus dalles représente un poids de 10 000 tonnes. Leur déplacement sur 15 mètres mobilise une vingtaine de personnes pendant quatre à cinq jours. Un aller-retour de gradins coûtant approximativement 2 millions de francs (305 000 euros), tout laisse à penser que la gestion du calendrier des manifestations du Stade de France exigera un maximum de rigueur !...», concluait Guillaume Delacroix.

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Fiche technique

Concédant : ministère de la Jeunesse et des Sports. Concessionnaire maître d’ouvrage et exploitant : Consortium SDF (Bouygues, GTM-Entrepose, SGE). Architectes : Macary-Zublena et Costantini-Regembal. Entreprises : GIE Stade construction (Bouygues, Dumez-GTM, Campenon Bernard SGE).

Et aussi dans le numéro du 4 juillet 1997

• Le gouvernement fédéral américain envisage d’équiper ses 500 000 bâtiments de toitures solaires pour réduire les émissions de dioxyde de carbone et créer 70 000 emplois. • Martine Aubry, ministre de l’Emploi et de la Solidarité, annonce en juin 1997 son intention d’opérer une « refonte » de la taxe professionnelle. « L’objectif est d’opérer une nouvelle répartition des prélèvements entre les PME et les grandes entreprises », indique-t-elle.

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