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Travaux au théâtre parisien de la Gaîté lyrique
Images virtuelles de la façade (ci-dessus) et du foyer (ci-dessous). - ©

Travaux au théâtre parisien de la Gaîté lyrique

CHESSA Milena |  le 19/12/2007  |  ArchitectureRéalisationsCulture

Après bien des malheurs, le théâtre de la Gaîté lyrique va se consacrer à la musique actuelle, à l’art numérique et à la création contemporaine. Mode opératoire : le marché de définition. "C’était la seule façon de progresser", souligne Jean-François Danon, directeur du patrimoine et de l’architecture de la Ville de Paris. "Participer à la programmation grâce à ce marché de définition a renforcé notre volonté d’innovation", ajoute l’architecte Manuelle Gautrand.

Dans ce théâtre, édifié en 1862 rue Papin (Paris, IIIe) par l’architecte Alphonse Cusin, inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques, le projet conserve façade, foyer et vestibule (400 m2 sur 11.150 m2). Au-delà, Manuelle Gautrand a voulu ouvrir la Gaîté lyrique à toutes les pratiques artistiques actuelles. Deux axes sont proposés. D’abord, des espaces majeurs de production : grande salle de spectacle (450 m2, 308 places en spectacle, 950 places en concert) ; théâtre des médias (120 m2) ; salle de conférence (130 m2). Puis des "espaces de respiration" évolutifs de R-1 à R+7. Sur 6.000 à 7.000 m2, des lieux d’exposition (jusqu’à 1.300 m2), une librairie, une galerie, des lieux de travail pour les artistes, le foyer de la salle de spectacle principale. Les planchers s’organisent en espaces de production scénographiés. Pour une flexibilité totale, des "éclaireuses" ont été créées. "Un mobilier constitué d’unités de 2,5 m2 qui peuvent s’ajouter en vue de construire de petits espaces fermés : loges d’artistes, espaces de travail, lieu de consultation pour la médiathèque, vestiaires, locaux techniques", précise l’architecte. Les éclaireuses se placent à l’intérieur et à l’extérieur du théâtre. Autre innovation, le ruban numérique en résine translucide éclairé. S’étirant sur tous les niveaux, il a un but : faire monter le public dans les étages, l’accompagner, l’orienter. Reste l’acoustique (250 appartements dans le voisinage). Sur des fondations spéciales sont posées des boîtes à ressort qui désolidarisent la salle de spectacle de l’édifice. Les travaux coûteux (71,56 millions) et longs, débutés en août, se termineront fin 2009. Ouverture en 2010.

Hervé Guénot

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