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TRANSPORTS Les vélos en libre-service pourraient gagner la proche banlieue parisienne

F. P. |  le 02/08/2007  |  ParisTransports mécaniquesTravaux

Le maire de Paris Bertrand Delanoë a confié le 26 juillet à son adjoint Pierre Mansat une mission de réflexion pour l’extension en banlieue du système parisien de vélos en libre-service « Vélib’ ». Cette décision fait suite à l’évident succès du service auprès des Parisiens et des touristes. Il suffit pour s’en convaincre d’observer le trafic dans la capitale et le va-et-vient des vélos dans les stations implantées tous les 300 m. Il n’est pas rare, à l’heure de sortie des bureaux, de devoir en explorer plusieurs avant de trouver un engin disponible car le service ne s’équilibre pas de lui-même. Il comptabilise près de 33 utilisations en moyenne dans la semaine, pour chacun des 10 648 vélos stationnés dans les rues. Le prestataire doit recharger régulièrement les stations de bicyclettes transportées sur des remorques, la régulation ne sera possible que lorsque l’ensemble des vélos aura été livré et quand les déplacements auront pu être cartographiés à partir des premières statistiques.

En outre, la mise en place a révélé quelques incidents techniques : le 30 juillet, par exemple, le site « Vélib’ » de la mairie annonçait qu’« environ 5 % des points d’attache ont rencontré des problèmes ne permettant pas de mettre un terme à la location pour les trajets de moins de 30 minutes, entraînant une facturation inappropriée. La Ville ne facturera pas les consommations des usagers concernés ».

Mise en cohérence. Hormis quelques problèmes de rodage, l’engouement pour ce nouveau mode de transport est incontestable. Bertrand Delanoë souligne le succès de Vélib’ « avec 440 000 locations (le 26 juillet) ». « De nombreuses collectivités riveraines ont saisi la Ville de Paris, afin d’envisager l’extension du service, a-t-il révélé. « Notre souhait est évidemment de trouver une solution de partage et de mise en cohérence avec les communes voisines, comme c’est déjà le cas, par exemple, à travers l’aménagement de pistes cyclables intercommunales », indique le maire. « Cette volonté doit cependant prendre en compte des difficultés objectives, en particulier sur le plan juridique », relève-t-il, expliquant que l’extension de Vélib’ aurait « impliqué que les communes intéressées renouvellent, simultanément, leurs marchés de mobilier urbain, dans la perspective d’un appel d’offres conjoint ».

Car Vélib’, « un vrai transport collectif individuel », selon les termes de son promoteur Jean-Charles Decaux est géré via un contrat, signé le 1er mars par la Ville de Paris et Somupi, filiale à 67 % de JCDecaux (les 33 % restants appartenant à Publicis), liant la gestion de 1 638 panneaux publicitaires durant dix ans moyennant une redevance de 15 millions d’euros. C’est le concept JCDecaux : la firme construit, installe et entretient du mobilier urbain et des vélos en échange de la mise à disposition d’espaces publicitaires par la vente desquels elle se rémunère.

Pierre Mansat, adjoint parisien chargé des relations avec les collectivités d’Ile-de-France, est donc chargé « d’établir rapidement tous les contacts avec les interlocuteurs » intéressés par l’extension de Vélib’. « Notre ambition est que le plus grand nombre puisse profiter de ce système innovant, écologique et convivial, au service du développement durable et de la qualité de vie urbaine, objectifs communs à nos collectivités », écrit Bertrand Delanoë.

PHOTO - SEM-VELIB
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