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TRANSPORTS FERROVIAIRES RFF : investir passe par une gestion rigoureuse

JEAN-MICHEL GRADT |  le 18/06/1999  |  transportFrance entièreTransports mécaniques

Héritier d'une dette de 148 milliards de francs, le gestionnaire du réseau ferré doit dégager des marges de manoeuvre pour jouer son rôle de maître d'ouvrage.

Le Réseau ferré de France (RFF), établissement public propriétaire des infrastructures ferroviaires, a, l'an passé, réduit sa perte nette à 13,716 milliards de francs, au lieu de 14,099 milliards un an plus tôt. L'établissement, créé en 1997, précise que la perte de 1998 est inférieure aux prévisions budgétaires ; ce qui montre que le déficit est « progressivement maîtrisé ».

Pour 1999, le président de RFF, Claude Martinand, table sur un déficit « un peu supérieur » à 12 milliards de francs. Une perte de 13,3 milliards de francs avait initialement été inscrite, mais le relèvement des péages acquittés par la SNCF à RFF pour l'utilisation du réseau à 9,9 milliards de francs cette année (contre 6,2 milliards en 1998) permet une diminution du déficit prévisionnel. Parallèlement, les dotations en capital et subventions d'investissements versées par l'Etat vont dans le même sens. L'objectif d'une stabilisation de la dette à partir de 2001 devient réaliste.

Dégager des marges pour réinvestir dans l'entretien du réseau

Même si la charge héritée de la dette de la SNCF est lourde (135 puis 148 milliards de francs), RFF s'estime « en mesure de faire face à l'apurement du passé au rythme voulu et de contribuer au renouveau du transport ferroviaire à un niveau soutenu », notamment en investissant près de 12 milliards de francs dans le réseau (voir encadré).

Pour la troisième année consécutive, RFF sera en mesure, cette année, d'augmenter le montant consacré à la régénération du réseau, qui représente un peu plus du tiers des investissements, soit 4,3 milliards de francs. Un autre tiers étant consacré à la construction de la ligne du TGV Méditerranée, qui doit entrer en exploitation en juin 2001, et le reste allant à l'Ile-de-France et aux contrats de Plan Etat-régions.

Investissements : 12 milliards en 1999

Régénération : 4,3 milliards de francs.

Lignes à grande vitesse : 4,487 milliards de francs.

Programme spécial Ile-de-France : 380 millions de francs.

Autres investissements sur le réseau : 2,512 milliards de francs.

Opérations pour tiers : 220 millions de francs.

Total : 11,899 milliards de francs

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Claude Martinand, président du RFF : «Nous allons mettre l'accent, dans les prochaines années, sur la régénération et la désaturation du réseau classique.»

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