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TRANSPORT FERROVIAIRE Béziers - Clermont-Ferrand : une modernisation en bonne voie

SYLVIE JOLIVET |  le 26/11/1999  |  HéraultPuy-de-DômeTransportsTransports mécaniquesFrance

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Les pouvoirs publics vont apporter 400 millions de francs. Les travaux sur voie commenceront début 2000.

Rendre cette modernisation « irréversible », c'est en ces termes que Jean-Claude Gayssot, ministre de l'Equipement, a récemment défini, en présence de Louis Gallois et de Claude Martinand, respectivement président de la SNCF et de RFF, et de François Leblond, préfet de la région Auvergne et coordonnateur du projet de modernisation de la ligne Béziers - Clermont-Ferrand, l'engagement de l'Etat dans le financement de cette dernière.

Les pouvoirs publics apporteront 400 millions de francs (dont 100 millions à la charge de RFF) pour une première tranche de travaux estimée à 685 millions de francs (soit 58 % sur un total de 2 milliards de francs environ).

Les premiers travaux viseront à assurer la continuité électrique - en électrifiant (à 25 000 V) la portion Neussargues - Clermont-Ferrand - et à augmenter de 10 % la charge à l'essieu (les convois passeront de 22,5 t à 700 t au minimum) grâce au renouvellement de certaines portions de voies ; notamment sur le tronçon de 60 km entre Saint-Rome-de-Cernon (Aveyron) et Talizat (Cantal), qui est équipé de rails « double champignon ».

Des négociations pour compléter le financement

Les travaux sur voies seront engagés début 2000. L'électrification démarrera plus tard, après études et travaux d'approche, le tout devant être livré, au plus tard, en 2006. Pour compléter le financement de cette tranche, l'Etat va engager, dans le cadre de la préparation des prochains contrats de Plan, des négociations avec les régions traversées (Auvergne, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées). D'autres sources de financement sont possibles : Jean-Claude Gayssot n'exclut pas de trouver des partenariats du côté des départements. En outre, il a demandé que cette ligne soit inscrite dans le futur réseau de fret européen, ce qui permettrait de mobiliser des fonds communautaires. Le fret sera la principale vocation de cette voie modernisée.

Une solution séduisante pour désengorger le couloir rhodanien et le sillon languedocien. Cependant, cette alternative présente des handicaps : les fortes déclivités rencontrées et le gabarit de certains ouvrages d'art qui font douter certains de sa compétitivité. Dans son analyse financière du passage de la ligne en axe fret, réalisée en 1998 pour la région Languedoc-Roussillon, l'ingénieriste Systra indiquait : « Sans sous-estimer les difficultés d'une exploitation de fret en zone de montagne, il apparaît que les réponses à donner à ce dossier sont davantage stratégiques et politiques que techniques ou économiques. »

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