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Transform glissera de nouveaux laboratoires sur le campus de Jussieu

Mots clés : ERP sans hébergement - Établissements de soins

Dans le cadre de la rénovation du site parisien de l’université de sciences et médecine Pierre-et-Marie-Curie, le nouveau bâtiment sera livré fin 2016 ou début 2017. A terme, il formera l’arrière-plan miroitant d’un grand jardin.

Pièce par pièce, Jussieu se rénove et se recompose. Depuis la fin des années 1990, une vaste opération à tiroirs a été lancée pour procéder au désamiantage du campus de l’université de sciences et médecine Pierre-et-Marie-Curie (UPMC), situé dans le Ve arrondissement de Paris. Dans le cadre d’une nouvelle étape de ce réaménagement, l’agence d’architecture et d’urbanisme Transform (Benoit Imbert, Francesco Iaccarino-Idelson, Jean-François Py) a récemment remporté un concours de maîtrise d’œuvre (*) pour la construction de nouveaux laboratoires.

Sous la maîtrise d’ouvrage de l’Epaurif (l’établissement public d’aménagement universitaire de la région Ile-de-France, héritier de l’EPA Jussieu créé en 1997 pour conduire la réhabilitation du site), ce programme de 1984 m² SP permettra de relocaliser des équipements actuellement situés dans une aile appelée à être à son tour rénovée. Livré fin 2016 ou début 2017, il sera réalisé en lieu et place de préfabriqués provisoires.

 

 

Pour concevoir le futur édifice, dont le coût des travaux est estimé 4,5 M€ HT, l’agence Transform a dû trouver un équilibre entre la discrétion nécessaire au bon fonctionnement d’un lieu de recherche scientifique et sa position plutôt en vue sur le campus. Le bâtiment qui viendra se glisser au cœur du site, sera en effet positionné en bordure d’un jardin public aujourd’hui au stade de l’ébauche. La situation est donc « un peu ambiguë », reconnaît l’architecte Benoit Imbert.

Ainsi, « les laboratoires seront très clos », explique-t-il. Le bâtiment, réalisé en structure de voiles de béton isolés par l’extérieur, sera aussi compact qu’opaque, tout juste doté de quelques failles qui amèneront de la lumière naturelle dans des bureaux. Ailleurs, des perforations dans la façade permettront de dissimuler d’autres ouvertures ou de ventiler des pièces techniques.

Mais pour contrebalancer cet aspect impénétrable, « son enveloppe en bardage d’aluminium reflètera la nature du jardin », poursuit Benoit Imbert. Cette architecture voulue « sobre et silencieuse » par ses concepteurs, évitera ainsi de créer une rupture trop brutale avec l’environnement paysager.

(*) Les lauréats étaient en compétition avec les agences Chartier-Corbasson Architectures, Philippe Gazeau et Jean-Philippe Pargade.

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