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Trame verte et bleue : la phase de suivi s’engage
Carte des schémas régionaux de cohérence écologique - © © Medde

Trame verte et bleue : la phase de suivi s’engage

Laurent Miguet |  le 04/02/2015  |  EnvironnementHéraultFrance entièreSantéUrbanisme

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Fin 2015, les schémas régionaux de cohérence écologique (SRCE) devraient couvrir la totalité de l’Hexagone. La phase de suivi qui s’engage mettra l’accent sur la qualité paysagère.

Le 12 juillet prochain, la loi Grenelle II fêtera ses cinq ans sur un bilan d’étape encourageant du point de vue de la cohérence écologique de la France, malgré trois ans de retard sur le calendrier initial : six régions ont bouclé leur schéma régional (SRCE) à la fin 2014 (voir la carte).

L’avancée des projets, dans les territoires qui restent à couvrir, laisse espérer leur aboutissement pour la fin de cette année, au terme d’une phase d’élaboration initialement annoncée pour la fin 2012. « Les acteurs locaux n’ont pas toujours compris que la connaissance de la biodiversité constitue le premier objet des schémas régionaux, et que les premiers traits représentant les corridors écologiques n’en figeaient pas le tracé », commente Didier Labat, chef de projet Trame verte et bleue à la sous-direction des espaces naturels du Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie.

Paysagiste médiateur

Pour participer aux projets, les paysagistes peuvent s’appuyer sur une nouvelle légitimité juridique, grâce au chapitre VI de la loi sur la biodiversité en instance au parlement : inspiré par l’association des paysagistes conseil de l’Etat, le texte propose d’associer les objectifs de qualité paysagère et de continuité écologique.  « Pour rendre possible le débat, les paysagistes font partie des professionnels les mieux à même de traduire les enjeux de biodiversité aux élus, aux acteurs socioprofessionnels et à la population », estime Didier Labat. Cette connivence nouvelle entre écologie et paysage bénéficie aussi des dispositions de la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (Alur) du 24 mars dernier, dans ses dispositions sur les plans locaux d’urbanisme et schémas de cohérence territoriale : la trame verte et bleue apparaît de plus en plus régulièrement dans ces documents d’urbanisme réglementaire.

Gouvernance renouvelée

Dans la phase de suivi qui s’engage depuis l’adoption des premiers SRCE, une nouvelle gouvernance nationale se met en place : un centre de ressources regroupe huit établissements publics d’Etat pour l’appui scientifique et technique, la fédération nationale des parcs naturels régionaux pour les échanges entre les territoires, l’Atelier des territoires et espaces naturels (Aten) de Montpellier pour la formation, et enfin le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) pour l’interface avec les acteurs locaux. Ce centre de ressources s’intégrera à la future Agence française de la biodiversité sous le nom de « Centre national de la biodiversité ». Il comparera les schémas, veillera à leur cohérence interrégionale et transfrontalière, et posera les jalons des révisions qui devraient intervenir au bout de sept ans.

Nouveaux enjeux

Face aux réticences parfois manifestées par les agriculteurs, la récente loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt offre un nouvel outil de gouvernance et d’action locale : les Groupements d’intérêt économique et environnemental. Initiée en région Rhône-Alpes sur les massifs des Bauges, de la Chartreuse et de Belledonne, la signature des premiers « contrats de corridor » associant des collectivités et des agriculteurs trace une voie que la seconde génération de SRCE devrait approfondir. La liaison entre la protection des rivières et les trames bleues constitue un autre enjeu à moyen terme : alors que les premiers SRCE se sont adaptés aux Schémas d’aménagement et de gestion des eaux (Sage), la relation devrait s’inverser. L’association entre les objectifs de continuité écologique et de bonne qualité des rivières ouvre des voies au financement des projets qui contribueront au respect des échéances fixées par l’Europe dans sa directive cadre sur l’eau.

A plus court terme, la recherche de financements se concentrera sur des corridors dits stratégiques, comme l’autoroute A 4 qui, depuis 40 ans, coupe les liaisons nord sud pour la grande faune dans le massif vosgien.

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