Entreprises de BTP

TP : Laurent Wauquiez sur le chantier de l’emploi

Le secrétaire d’Etat assistait jeudi 9 octobre à la signature d’une convention-cadre FNTP-AFPA-ANPE : « 150.000 emplois en 5 ans ».

Quand il s’agit de l’emploi, Laurent Wauquiez l’affirme : il veut « aller droit au but ». Autant dire que le secrétaire d’Etat n’a pas musardé en chemin ce jeudi. Invité à assister à la signature d’une convention-cadre nationale de coopération entre la FNTP, l’AFPA et l’ANPE pour la formation professionnelle des demandeurs d’emploi et leur insertion dans les entreprises de travaux publics. C’est quasiment au pas de course qu’il a d’abord visité le chantier de la future nouvelle zone d’entretien du RER A. Puis il a prestement conclu la présentation de la future convention signée au siège de Vinci Construction. Une phrase forte : « les services de l’emploi ne doivent pas se contenter de punaiser des annonces d’emploi sur le mur »; quatre axes d’action : tutorat, orientation/formation, féminisation, insertion; pour une promesse : 150.000 nouvelles embauches en cinq ans; et puis s’en va.

Plus d’efficacité
Suffisant sans doute pour marquer sa reconnaissance à un secteur qui a joué sa part dans la baisse du chômage de ces dernières années. Mais qui est aussi paradoxalement responsable de sa reprise foudroyante au mois d’août avec la fin de nombreux CDD et contrats d’interim. Alors quelle efficacité peut-on attendre de cette convention signée par Bruno Lucas (directeur général adjoint de l’ANPE), Pierre Boissier (directeur général de l’AFPA) et Patrick Bernasconi (président de la FNTP) ? Une efficacité structurelle certainement puisque les parties signataires ont convenu d’associer leurs moyens pour analyser l’évolution des emplois et des qualifications et réaliser un diagnostic des besoins de recrutement. Une efficacité promotionnelle ensuite puisque l’idée est de promouvoir les métiers des travaux publics en mettant en avant les offres de l’ANPE (l’Agence en reçoit 20.000 chaque année). Et une efficacité opérationnelle enfin concernant la formation : la mise en commun des outils de formation de l’AFPA (6000 personnes formées en 2007, 17 centres dont 3 spécialisés en Travaux Publics) et des entreprises comme Vinci Construction par exemple (une dizaine de centres de formation, 460.000 heures dispensées en 2007) offrira une « force de frappe » impressionnante. Et comme le dit Jean Rossi, président de Vinci Construction France : « il y aura toujours du travail pour les gens qui savent travailler. » Espérons qu’ils seront donc 150.000 de plus dans 5 ans.

Adrien Pouthier

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