En direct

Evénement

Tourisme : l'ambition nouvelle de la qualité

le 20/06/1997  |  France TourismeRénovationDéchetsImmobilier

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

France
Tourisme
Rénovation
Déchets
Immobilier
Hautes-Alpes
Europe
Var
Environnement
Travaux publics
Valider

-Moins de programmes immobiliers à grande échelle, moins d'opérations lourdes sur les infrastructures, mais davantage d'actions de rénovation et de réhabilitation du patrimoine. -Les politiques touristiques de PACA, Corse et Languedoc-Roussillon privilégient la qualité à la quantité.

Soleil, mer, montagne, forêts et sites historiques de premier plan. De Menton à Port-Vendres, de Bonifacio à Briançon, les régions méditerranéennes possèdent le plus fort potentiel touristique de toute l'Europe. Chaque été, ce sont près de 40 millions de touristes, dont un tiers d'étrangers, qui convergent vers les paysages de carte postale de Corse, de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, du Languedoc et du Roussillon.

Cette affluence de visiteurs représente bien évidemment une manne pour les économies régionales, mais elle pose également des problèmes d'infrastructures aux collectivités. Le réseau routier, les stations d'épuration, les parkings, les ports de plaisance, les systèmes de collecte des déchets ménagers, la distribution d'eau et d'électricité, les lieux d'hébergement et de restauration, les services publics, les zones commerciales et de loisirs, doivent-ils être surdimentionnés pour accueillir une population saisonnière, quitte à fonctionner au ralenti pendant dix mois sur douze ? Ou bien les équipements collectifs doivent-ils être conçus sur la base d'une fréquentation annuelle ?

Un débat que la loi du marché, mais aussi le bon sens, devraient finir par trancher. C'est en tout cas, la volonté affichée par les trois régions concernées. En adoptant des schémas de développement touristique, les trois collectivités territoriales ont défini des orientations politiques, juridiques et administratives destinées à éviter un double écueil : d'une part, le vieillissement et l'inadéquation de l'offre touristique, d'autre part, la « bétonnisation » excessive des sites.

Intégrité des sites

En Paca, en Corse, comme en Languedoc-Roussillon, les conseils régionaux, les conseil généraux et les communes travaillent dans cette voie. Partout sont initiées des procédures d'aides à la rénovation du bâti et du patrimoine historique. Les activités traditionnelles (agriculture, pêche, viticulture, artisana) se voient valorisées. Des produits touristiques « thématiques » (naturisme, tourisme fluvial, vacances sportives, festivals, thermalisme...), sont développés.

Enfin, les collectivités redoublent d'efforts pour rééquilibrer l'offre touristique entre les zones littorales, la campagne, la ville et la montagne. Dans chaque domaine, une approche qualitative prend le pas sur les performances quantitatives. Ces politiques semblent satisfaire les opérateurs privés.

Après des années de gel, des programmes nouveaux sortent des cartons en matière d'immobilier de loisir. On s'applique à rénover les hôtels de la Côte d'Azur. On restaure les immeubles destinés à la location saisonnière dans les stations languedociennes. On multiplie les opérations de réhabilitation du patrimoine en Corse. Chaque fois, les entreprises locales du BTP sont, bien sûr, en première ligne. Pour autant, les pouvoirs publics se refusent à se lancer dans une course effrénée aux investissements touristiques. Le conseil général du Var ne préfère-t-il pas, par exemple, assumer les embouteillages du golfe de Saint-Tropez en juillet et en août, plutôt que réaliser des infrastructures routières « lourdes », injustifiées pour un trafic purement local, traumatisantes pour l'environnement et surtout, terriblement coûteuses ? De tels choix, qui auraient sans doute été contraires dans un passé récent, traduisent une prise de conscience chez les décideurs politiques et économiques. Chacun sait que le développement touristique a besoin d'investissements. Mais plus personne n'ignore aujourd'hui que chaque franc dépensé doit l'être avec le souci de préserver la beauté et l'intégrité des sites. Sous peine de tuer la poule aux oeufs d'or.

PHOTO : Collioure : le littoral doit moderniser son parc immobilier.

TABLEAU : LES CHIFFRES CLES DU TOURISME EN MEDITERRANEE

Cet article fait partie du dossier

TOURISME

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Ajouter Le Moniteur à l'écran d'accueil