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Tôkyô 2020 : du rififi chez les Pritzker
Le projet de stade national du Japon pour les Jeux olympiques d'été de 2020 à Tôkyô... - © © Zaha Hadid Architects

Tôkyô 2020 : du rififi chez les Pritzker

JACQUES-FRANCK DEGIOANNI |  le 26/05/2014  |  InternationalzahahadidArchitectureSport

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Les architectes japonais Fumihiko Maki et Toyo Ito sont à l’origine d’une pétition contre le projet de stade olympique de Tôkyô de leur consœur Zaha Hadid. Deux lauréats du Pritzker qui cherchent des poux dans la tête d’un(e) troisième, voilà qui est pour le moins inhabituel…

Le projet de stade national du Japon de Zaha Hadid pour les Jeux olympiques d’été de Tôkyô en 2020 ne fait pas l’unanimité, pas même au sein de la «grande famille» des Pritzker. Loin s’en faut. A preuve la pétition en ligne lancée par Fumihiko Maki et Toyo Ito contre le bâtiment. «La critique ne porte pas tant sur le projet lui-même, que beaucoup d’architectes jugent assez mauvais par ailleurs, que sur son échelle totalement disproportionnée, et son coût», observe Manuel Tardits, architecte français installé de longue date à Tôkyô.

Trilobite

De fait, le mastodonte aux allures de trilobite violacé - haut de 70 mètres pour 80000 spectateurs - prendrait place au cœur de la capitale, dans les jardins du sanctuaire Meiji, un des espaces verts les plus prisés des tokyoïtes, le tout pour un bon milliard d’euros… «Fumihiko Maki, qui a construit il y a une vingtaine d’années les très beaux gymnases de Sendagaya, voisins du terrain alloué à ce stade, est d’autant plus choqué par l’échelle urbaine, relève encore Manuel Tardits. Quant à Toyo Ito, très impliqué moralement dans l’après-tsunami de 2011, il se dit tout aussi choqué par cette débauche d’argent et d’énergie, alors que rien n’est réellement réglé au Nord-Est de l’archipel, à Fukushima notamment…».

Recyclage

Et la pétition d’évoquer également le devenir et le coût d'entretien d’un tel équipement après les Jeux. D’où la solution de bon sens qu’elle propose : rénover l'actuel stade national qui date des Jeux Olympiques de 1964. Une option beaucoup moins coûteuse qui, de plus, préserverait la beauté du site et démontrerait le savoir-faire japonais en matière de «recyclage» de ce type d’équipement. Et qui épargnerait aux générations futures le legs empoisonné d’un très lourd endettement...

Le site web officiel du stade est ici. La pétition en ligne (en anglais) est .

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