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TGL Group en grande difficulté financière
Mi-octobre, Thierry Glories, P-DG du groupe, avait évoqué des retards de paiements causés par « une forte tension de trésorerie ». - © GUILLAUME ATGER

TGL Group en grande difficulté financière

EMMANUELLE N'HAUX |  le 09/11/2018  |  ImmobilierBâtimentVie du BTP

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Le placement de TBI Construction en liquidation et de Floriot Construction en redressement judiciaire a été demandé le 31 octobre.

La rumeur enflait depuis l'été. En proie à un niveau d'endettement auquel il ne pouvait plus faire face, le groupe TGL a demandé mercredi 31 octobre au tribunal de commerce de Lyon la mise en redressement judiciaire de Floriot Construction et la liquidation de l'entreprise francilienne TBI Construction. Une décision qui intervient quelques mois après la mise en place d'une procédure de mandat ad hoc . Le pôle immobilier, dont Floriot Immobilier et Floriot Contracting sont les acteurs principaux, « n'est pas concerné par cette mesure économique », précise le groupe lyonnais, qui emploie 600 personnes et annonçait un chiffre d'affaires de 178 M€ en 2017.


TBI Construction a été fragilisé par la perte de quatre chantiers au moment de sa reprise.

Mi-octobre, Thierry Glories, P-DG du groupe, écrivait à ses fournisseurs et partenaires pour leur faire part « d'une très forte tension de trésorerie, engendrant des retards de paiements » et « d'un changement de cap stratégique » via la « vente de projets de promotion immobilière » et « l'abaissement du volume d'activité à 140 millions en 2019 [contre 200 millions d'euros cette année, NDLR] ». Insuffisant au regard des difficultés rencontrées par celui qui fut un fleuron régional du BTP.

Repris par Thierry Glories en 2007, le groupe Floriot comptait alors une filiale de bâtiment (SRC Floriot) et une filiale de maisons individuelles (Compagnie Immobilière Floriot). Il se développe vite. Un premier projet d'entreprise - sur la période 2008-2013 - le propulse à un niveau de chiffre d'affaires de l'ordre de 100 millions d'euros. Un second, baptisé Cap 2020, vise les 200 millions.

Pour attein dre ces objectifs ambitieux, les opérations de croissance externe se succèdent : rachat de Charbonnel Interiors (staff, cloisons) à l'été 2016, acquisition en octobre 2017 de l'entreprise francilienne de gros œuvre TBI, puis celle de SMJM dans l'Ain, spécialisée en charpente, bardage et ossature bois. Le groupe s'était également diversifié dans la restauration gastronomique, les enceintes haut de gamme ou le conseil en stratégie et en gestion des ressources humaines.

Un besoin en fonds de roulement sous-estimé. La reprise de TBI, notamment, s'est transformée en véritable boulet, « générant un besoin en fonds de roulement plus important que planifié », reconnaît le groupe. Les raisons ? La perte de quatre chantiers au cours de la procédure de reprise ou encore « une difficulté à traiter des marchés pendant les neuf premiers mois, notamment pour l'activité de gros œuvre ».

La chute de TGL Group laissera un goût amer aux salariés, sous-traitants, fournisseurs et maîtres d'ouvrage dont les projets sont en cours. A l'instar du CHU de Grenoble ou de l'hôpital de Voiron dans l'Isère, sans parler du projet privé d'Are-na à Villeurbanne (Rhône). TGL Group portait conjointement, avec le promoteur lyonnais DCB international et l'architecte Pierre Barillot, la conception, la construction, le financement et l'exploitation de cette salle multifonction qui devait accueillir les futurs matchs du club de basket de l'Asvel, repris par Tony Parker.

Le précédent Fondeville

Les difficultés de TGL Group ne constituent pas une exception. Le 9 octobre, un autre fleuron régional, le catalan Fondeville, avait placé son activité construction en redressement judiciaire, avançant lui aussi des « tensions de trésorerie ». Le groupe familial invoque les effets de la longue crise de la construction, en particulier dans son fief des Pyrénées-Orientales, ainsi que les intempéries du début d'année. Créé il y a plus d'un siècle, Fondeville compte 284 salariés et avait réalisé 102,4 M€ de chiffre d'affaires en 2017, selon le Top 1 000 du « Moniteur ».

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