Terreal veut convertir les couvreurs au drone
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Terreal veut convertir les couvreurs au drone

Laurent Duguet |  le 20/03/2019  |  100 % gros œuvre DroneArtisan toitureCouvertureTerreal

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Le fabricant de matériaux de construction en terre cuite s’associe à Web2vi pour rentabiliser les métrés en toiture.

Le logiciel de gestion en ligne Web2vi n’est pas inconnu des couvreurs, notamment dans le secteur de la rénovation. Outre ses fonctions classiques, il est lié depuis deux ans à l’utilisation du drone dernière génération Anafi de Parrot, via tablette ou Smartphone.

Doté d’une interface développée spécifiquement pour cet usage, Web2vi permet de générer une maquette 3D sur laquelle le couvreur peut effectuer sa prise de cotes. Début 2019, une nouvelle brique a été ajoutée à l'application avec l’intégration de l’ensemble des produits Terreal (tuiles et accessoires, composants solaires…), soit 5 000 à 6 000 références, dans la bibliothèque des ouvrages de couverture qui en compte 15 000.

« Notre collaboration avec Web2vi ne relève pas seulement d’une volonté de se développer dans l’univers du digital, explique Eric Risser, directeur marketing de Terreal. Il s’agit de sensibiliser - en les formant - nos clients artisans à une solution qui leur ouvre un potentiel de développement tout en travaillant de façon sécurisée ». L’industriel va ainsi assurer un rôle de prescripteur entre ses clients couvreurs et Web2vi via une série d’animations de chantiers.

Sécurité, gain de temps et attractivité

Le toit est un domaine complexe, désormais facilité par le drone. En France, la taille moyenne des 20 000 entreprises de couverture est de 3,6 employés, avec, la plupart du temps, des dirigeants complètement impliqués dans l’évaluation et l’exécution des chantiers. Dans ce contexte, la solution associant erp, drone et bibliothèque d’ouvrages est présenté comme un « processus sans couture ».

« Associé au logiciel, le drone permet de couvrir en 20 minutes une toiture de 250 m², de gagner une semaine d’inspections avant travaux et de mieux connaître ses coûts et donc la maîtrise de sa marge », ajoute Christian Nopper, dirigeant de la startup Web2vi. Concrètement, une évaluation peut donner lieu à l’impression d’un devis le lendemain, ce qui représente un avantage commercial indéniable. Pour autant, si le couvreur ne peut pas effectuer directement ses achats via le logiciel, sa préparation de commande est grandement facilitée.

Outre des gains de sécurité, de temps et une meilleure évaluation de son chantier, cet attelage affiche un autre objectif, celui de rendre la profession de couvreur plus attractive. « Au-delà de l’aspect productif, les entreprises de couverture qui optent pour cette direction seront plus attractives en matière de recrutement, estime Eric Risser. À l’image traditionnelle du secteur, ce mode de métré offrira une représentation plus dynamique des couvreurs auprès des jeunes ».

Outre une formation d’une journée à prévoir pour la prise en main du drone, le coût de l’erp (évaluation et exécution) est compris entre 25 et 75 €/mois, auquel il convient d’ajouter 1 000 € pour le drone ainsi que 50 €/mois pour le logiciel de gestion transformation des photos en maquette 3D.

Terreal dresse déjà un premier bilan prometteur : « La moitié de nos clients couvreurs a exprimé une forte intention d’achat en soulignant que cette solution digitale drone-logiciel correspondait au cœur de ses préoccupations ».

Commentaires

Terreal veut convertir les couvreurs au drone

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Cousinhub

21/03/2019 10h:42

Bonjour, Peut-être serait-il bon de préciser que l'utilisation du drone est obligatoirement liée à un statut de télépilote et donc exploitant déclaré DGAC qui lui-même implique une formation réglementaire poussée. Et les vols ne se font pas non plus au moins sans déclarations préalables avec un préavis à respecter voire plus si on est proche d'un aérodrome/port/héliport. Il est beaucoup plus simple de sous-traiter la partie prise de vues aériennes, ce qui évite l'investissement, les prises de tête administratives et réglementaires.

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Matou du Sud-Ouest

21/03/2019 12h:44

belle idée totalement irréaliste et illégale, il faut être pilote licencié pour voler en S3 (en agglomération) un drone n'est pas un jouet, une journée de formation ne suffit pas, il faut une assurance trés chère, et si les clients se font prendre par les gendarmes je vous dis pas le montant de l'amende (plus confiscation du drone) bref, une belle arnaque.Il aurait été tellement plus intelligent de s’appuyer sur le réseau de pilotes pros de Parrot Air Support, nous avons les autorisations, les drones et les logiciels.

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Telepilote région Rhone Alpes auvergne

25/03/2019 20h:09

Bravo , mais par quel prouesse administrative vous pouvez formez des telepilote de drone en 1 jour afin que ces derniers sachent lire : une carte aérienne, la météorologie , préparer une mission, apprendre à voler en mode GPS, dégradé... j espère que votre offre est une grosse rigolade car vous allez former des gens mals informés en 1 Jour et vous allez courir aux risques de bcq de soucis et d incompétences en effectuant des formations sur 1 jour et on parle du brevet de telepilote à passer dans les centres de la DGAC pour tout pilote pro... ah non pardon

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Olivier

29/03/2019 22h:54

Vous faites quoi avec la réglementation drone en vigueur voler proche d'habitation est réglementé et il faut être pilote professionnel faire toutes les démarches administratives avant les vols et puis l'assurance drone vous faites comment ???

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FPDC

11/05/2019 13h:41

Bonjour, cet article est trompeur car il ne parle à aucun moment de la législation liée au drone qui impose : que le drone soit homologué que le télépilote soit titulaire d'un permis que l'entreprise soit déclarée à la DGAC que l'entreprise ai une assurance RC PRO aviation Merci de corriger votre article dans ce sens. Anne-Marie Haute déléguée centre et ouest de la Fédération Professionnelle du Drone Civil

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