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TERRE CUITE L'amorce d'un repli

jean-philippe bondy, pascale leroy-paulay, catherine rollot, nicole salez |  le 17/10/1997  |  Produits et matérielsNégoceGros œuvreEuropeInternational

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-Le chiffre d'affaires a chuté de 6 %. -Les industriels espèrent que le développement de la brique de mur redynamisera le marché.

LES PERSPECTIVES

Malgré une année en demi-teinte en 1996, les industriels de la terre cuite restent confiants en l'avenir. La tuile espère pénétrer le marché du petit industriel et du collectif. Quant à la brique de mur, elle pourrait tirer parti du regain d'intérêt pour le chauffage à eau chaude qui met parfaitement en valeur ses qualités d'isolation. L'année dernière, après deux années de hausse, les industriels de la terre cuite ont souffert du ralentissement général de la construction. Le chiffre d'affaires global de la profession s'est établi en 1996 à 3,6 milliards, en recul de 6,2 % par rapport à 1995. La production a, quant à elle, baissé de 4,2 %, passant à 4,9 millions de tonnes. Mais ce rétrécissement du marché cache de fortes disparités, non seulement entre les matériaux mais aussi à l'intérieur d'une même famille de produits. La tuile a une fois de plus réussi à tirer son épingle du jeu avec une production record de 2,422 millions de tonnes en 1996 (+ 1,38 % par rapport à 1995). Ce bon chiffre doit être pondéré par la diversité des produits, la tuile canal régressant de près de 5 % alors que la tuile petit moule progresse de plus de 9 %. Autre sujet d'inquiétude, les facturations, elles, sont à la baisse : 2,39 milliards de francs en 1996, contre 2,536 milliards en 1995 (soit - 5,7 %). Dans l'ensemble, tiré par la maison individuelle, le marché intérieur s'est maintenu pratiquement à son niveau de 1995. En revanche, les ventes à l'exportation ont fléchi de 10 %. Au total, ce sont 30 000 t qui ne sont pas parties vers l'étranger, en particulier vers l'Allemagne. La brique n'a pas pu enrayer une tendance à la baisse, amorcée depuis 1990 (2,306 millions de tonnes en 1996 contre 2,530 en 1995). Et son chiffre d'affaires de 1 milliard de francs est en diminution de 6,1 % par rapport à 1995. Pourtant, des signes encourageants apparaissent. « On assiste depuis deux ans à une progression des briques G (+ 4,7 %) et des briques creuses de grandes dimensions (+ 2,7 %) », souligne John Christopher Vignati, directeur général de la Fédération française des tuiles et briques. Le travail mené par la fédération et les industriels du secteur pour promouvoir les briques de mur commence à porter ses fruits. « Elles représentent une part croissante de notre production, autour de 20 % », constate Marc Becht, directeur commercial adjoint chez Sturm. De son côté, Migeon vient d'investir 80 millions dans une usine d'une capacité de 150 000 tonnes. La production de briques apparentes qui, après des années de recul, avait légèrement augmenté entre 1994 et 1995, est à nouveau en baisse (- 2,62 %).

LA DISTRIBUTION

La distribution des produits de terre cuite se fait à 95 % par l'intermédiaire des négociants de matériaux. Les deux leaders possèdent des filiales spécialisées dans la distribution. Enfin, 5 % des ventes se font directement du fabricant à l'entreprise de travaux. D'autres écoulent certains de leurs produits au travers des grandes surfaces de bricolage. Ce système de distribution reste cependant marginal.

L'IMPORT-EXPORT

L'industrie de la terre cuite ne connaît que quelques importations, principalement en provenance d'Allemagne, d'Italie et d'Espagne. Les volumes ne sont pas assez importants pour inquiéter les industriels français. Parallèlement, les exportations représentent entre 13 et 15 % de la production en 1996. Les principaux clients sont la Suisse et l'Allemagne, mais aussi l'Asie du Sud-Est et le Moyen-Orient.

CHIFFRE D'AFFAIRES 1996 :

3,636 milliards de francs.

NOMBRE D'INDUSTRIELS : 80

LES LEADERS :

Laufen, Imetal, Industrielle de Tuiles (groupe Poliet), Redland Couverture (groupe Redland), Terca et Sturm (groupe Wienerberger).

GRAPHIQUE

- Evolution du chiffre d'affaires - Recul des ventes

Les ventes ont reculé en valeur en 1996 en raison d'un fléchissement de l'export.

- Production de tuiles par type - Les grands moules dominent

La production de tuiles a atteint un niveau record en 1996 à 2,4 millions de tonnes.

Point de vue : Christian Moussu, président du directoire d'Industrielle de tuiles

« L'évolution des marchés est plutôt bonne. Si les résultats du premier semestre se confirment, nous pouvons espérer pour 1997 une augmentation de notre chiffre d'affaires de l'ordre de 5 à 7 %. Le marché de la brique stagne, voire régresse mais, grâce à l'innovation de nos produits, nous devrions quand même progresser en volume et en valeur. Les plaques brique, les bardeaux de façade et la brique hauteur d'étage que nous avons lancée l'année dernière marchent bien et nous laissent entrevoir un bel avenir. Nos exportations, qui avaient été un peu délaissées en 1996 pour des raisons de capacité, devraient reprendre, en particulier sur l'Europe et l'Asie. »

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