Terre cuite : Bouyer Leroux vise un bilan carbone neutre d’ici 2025
Sur le site Bouyer Leroux de Mably, dans la Loire, une unité de cogénération électricité et chaleur a démarrée en novembre 2017 - © © Bouyer Leroux

Terre cuite : Bouyer Leroux vise un bilan carbone neutre d’ici 2025

Stéphanie Obadia |  le 15/02/2018  |  Produits et matérielsEnvironnementSantéTechnique

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Négoce
Produits et matériels
Environnement
Santé
Technique
Valider

Le groupe, qui vient de finaliser l’absorption de Ymeris structure le 3 février, investit, innove et revoit sa stratégie énergétique.

Après s’être agrandi via des acquisitions-fusions au fil des années, le désormais numéro un français des matériaux de construction en terre cuite souhaite moderniser ses sites de production, améliorer les conditions de travail et de sécurité de ses employés et diminuer l’empreinte carbone de ses produits.

Le groupe Bouyer Leroux ne lésine pas sur les investissements : 60 millions d’euros d’ici 2025 dont 10 millions en 2018. Cette année le gros de l’effort sera porté sur le pôle terre cuite (6,5 millions dont 2 millions sur le site de Colomiers en Haute Garonne).

Bouyer Leroux va investir 60 millions d’euros d’ici 2025 dont 10 millions en 2018
Bouyer Leroux va investir 60 millions d’euros d’ici 2025 dont 10 millions en 2018 - © © Bouyer Leroux

Une première maison préfabriquée

Le groupe mise aussi sur les innovations. Il dispose, depuis fin 2017, de son propre Lab « fédérant des hommes en interne et des acteurs de la profession ». Ainsi, une maison de plain-pied de 100 m² hors site en brique a été réalisée à Sury-le-Comtal (42). « Une première en France pour la brique qui permet de répondre à des objectifs de gain de temps - une demi-journée pour installer les murs contre 2 à 3 jours habituellement -, de simplicité de mise en œuvre et de diminution de la pénibilité », précise Antoine Cellier, directeur marketing. D’autres prototypes devront suivre dans les prochains mois. Autre pistes d’innovation, penser un système constructif combinant terre cuite et béton. « Aujourd’hui les deux produits sont associés par les entreprises lors de la mise en œuvre sur les chantiers. En maison individuelle, des briques spécifiques sont destinées à recevoir les chaînages verticaux (poteaux) et horizontaux (linteaux), chaînages qui seront coulés en béton. En habitat collectif, la brique est fréquemment associée à des voiles bétons, qui seront plutôt positionnés comme murs de refend ou en périphérie des ascenseurs ».

Bilan carbone neutre d’ici 2025 à 2030

Parmi les objectifs avancés, le directeur vise un bilan carbone neutre d’ici 2025 à 2030. Il compte ainsi revoir la stratégie énergétique du groupe, à savoir réduire les consommations et favoriser les énergies renouvelables. « 100% des besoins en électricité des usines (57 GWh par an) seront compensés par de l’électricité verte produite avec des panneaux photovoltaïques installés sur les toitures des usines et sur d’anciennes carrières ainsi réhabilitées », annonce le directeur. Soit un financement de 35 millions d’euros sur 5 ans. « Nous ne partons pas de zéro, nous sommes déjà avancés : 5 sites sont déjà équipés en énergie verte à ce jour », précise le Pdg Roland Besnard. Il compte aussi améliorer l’efficacité énergétique des process de fabrication des briques de murs : d’ici 2025 de 40% à 90% de l’énergie thermique nécessaire sera produite à partir de biomasse (contre 40% actuellement). Près de 25 millions d’euros seront débloqués. Le programme est déjà en marche : sur le site de Mably, dans la Loire, une unité de cogénération électricité et chaleur a démarrée en novembre. Elle permettra d’effacer 2/3 de l’énergie thermique nécessaire au séchage de briques et fournira 90% de l’électricité consommée sur le site.

De nombreux investissements sont donc en cours. « La taille de l’entreprise il y a cinq ans ne nous aurait pas permis de relever ces défis dont des projets long-termistes autour du développement durable de l’entreprise et équilibré, conclut le Pdg.

*Le Groupe Bouyer Leroux est organisé autour de quatre pôles : structure, fermetures, béton, environnement. Il emploie 900 collaborateurs et réalise un chiffre d’affaires d’environ 185 millions d’Euros.

Commentaires

Terre cuite : Bouyer Leroux vise un bilan carbone neutre d’ici 2025

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Construire avec le bois

Construire avec le bois

Date de parution : 12/2019

Voir

Exécution des marchés publics

Exécution des marchés publics

Date de parution : 11/2019

Voir

Propriétés et caractéristiques des matériaux de construction

Propriétés et caractéristiques des matériaux de construction

Date de parution : 11/2019

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur