Métiers

Termites : un décret de simplification, 2 000 emplois détruits ?

Mots clés : Monde du Travail

Les cinquante premières mesures de simplification issues des « Objectifs 500.000 » devraient très prochainement faire l’objet de décrets. Le projet de texte concernant la révision du zonage « termites » pourrait avoir de graves conséquences sur l’emploi chez les applicateurs. On parle de 2000 postes supprimés dès la rentrée prochaine.

Auparavant la réglementation « termites » était simple : une zone termitée dans un département équivalait à déclarer tout le département zone termitée et à imposer des normes particulières pour la construction neuve et le traitement des habitations existantes.

Visée par les groupes de travail des « Objectifs 500.000 », cette réglementation accusée de faire augmenter les coûts de construction a donc été embarquée dans le premier train de 50 mesures de simplification. L’idée : désormais, on traite zone par zone. Une petite révolution pour les applicateurs qui les avait amenés à réagir. Et à solliciter la DHUP avec l’espoir de pouvoir négocier une prise en compte progressive de cette nouvelle donne pour éviter la casse sociale dans un secteur qui s’est massivement orienté vers la prévention et qui avait embauché en conséquence.

Rendez-vous il y a eu… Le 2 juin. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les arguments des applicateurs n’ont pas porté. « Nous pensions participer à une réunion de concertation, c’était plutôt une réunion d’entérinement », témoigne Julien Drouchaux, dirigeant d’Axxion, un applicateur indépendant. « Nous avions envoyé des documents, argumenté notre position, expliqué que nous n’étions pas contre un affinage du maillage à condition que cela se fasse dans le deuxième temps des mesures de simplification. Mais apparemment la DHUP n’a rien lu ni entendu. Dès la publication du décret, probablement début juillet, et son entrée en vigueur au lendemain de sa publication, nous pourrons commencer à licencier. Ce sont 2000 emplois qui vont disparaître. »

Certains de pouvoir faire baisser le prix souvent incriminé de leurs prestations, les applicateurs demandent une nouvelle négociation.

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