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"Termites et norme biocide" par Alexis Beaucheroux

Defawe Philippe |  le 16/10/2007  |  France BoisNormesRéglementation thermiqueMaison individuelle

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Je côtoie très régulièrement les artisans maçons ainsi que les constructeurs de maisons individuelles. A ce jour, ils manquent tous singulièrement d'informations sur l'évolution des normes de traitement à titre préventif des sols avant construction dans les zones déclarées infestées par les termites.
La loi prévoit une modification de la nature du traitement et du procédé lui-même. Pour la plupart des professionnels, maçons ou entreprises spécialisées dans le traitement des sols, il est utilisé un produit liquide, appliqué par épandage sur le sol. Il présente deux inconvénients majeurs aux yeux du législateur : la nature de la molécule chargée d'éliminer le termite et la contamination des sols et des nappes phréatiques.
L'évolution de la norme biocide en la matière prévoit, qu'à compter du 25 novembre prochain, tous les traitements préventifs des sols des constructions dont les permis de construire seront déposés après cette date devront prévoir (en résumé) une barrière physico-chimique destinée à créer une interface entre le sol et le bâti.
A ma connaissance, deux procédés conformes à cette nouvelle directive dominent le marché :
- un film de polyéthylène distribué par certains professionnels revendeurs de matériaux. La finalité de l'application, si contraignante qu'elle soit, est d'envelopper les fondations de la maison et de rendre inaccessible l'habitation elle-même. Cette solution présente quelques désagréments : difficulté de mise en œuvre (vent, pluie, etc.), nécessité de produits annexes pour parfaire l'étanchéité autour des tuyaux et zones de croisement, temps d'application important (si le cahier des charges est respecté bien évidemment!) et donc un prix conséquent au m².
- un autre procédé prévoit une application par pulvérisation des zones concernées de la construction : fondations (fouilles, bétons et parpaings), le remblai compacté devant recevoir le béton de la dalle. Les finitions telles que les sorties de tuyaux d'écoulement ou les gaines diverses doivent aussi être aspergées.

En tout état de cause, une information nationale me semble indispensable car outre la modification du travail de l'artisan, l'aspect économique n'est pas à négliger. En effet, le poste "traitement détermitage" va être multiplié (de 3 à 7 fois selon les procédés). Par ailleurs, les stocks anciens ne seront pas utilisables. Quid des contrôles sur sites ?
Peut être pourriez vous enquêter sur le sujet qui devient "chaud" dans les régions concernées et faire une communication. Merci de vous lire bientôt.

Alexis Beaucheroux (05/10/2007)

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