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TECHNIQUE Maine et Loire Confortement du pont d'Ingrandes par vérinage

bertrand escolin |  le 11/09/1998  |  Collectivités localesTravailInternationalLoireParis

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Le pont d'Ingrandes (Maine et Loire), construit en 1867, présente un tassement et une inclinaison de son pilier central de près de 20 cm. Assez pour mettre en alerte le conseil général de Maine et Loire, maître d'ouvrage, qui surveille, avec le laboratoire régional des Ponts et Chaussées d'Angers l'évolution de l'ouvrage depuis 1993. « Les inclinomètres fixés depuis 1993 et le relevé quotidien par télédétection de l'évolution du pilier, ont mis en évidence une inclinaison dangereuse vers l'amont », explique Jean-Pierre Moreau, responsable des ouvrages d'art au conseil général. Or, au vu de la détérioration des fondations (en béton cyclopéen, mélange de chaux et de cailloux très répandu après 1860), qui avait perdu son liant, le conseil général choisit de l'entourer d'un rideau de palplanches acier nécessitant une pose sans vibrations. « Nous avons passé un appel d'offres début 1998, excluant le martelage pour enfouir les palplanches de 14 m jusqu'à la roche ». En aval, sur le pont de Champtoceaux, le martelage avait provoqué un tassement de 28 cm des piles. « Impossible sur un ouvrage de cet âge. Nous avons donc retenu l'entreprise SA Verchéenne qui a sous-traité le vérinage des palplanches à l'entreprise Giken Europe, l'injection des fondations à Soltrav (Avignon) et la précontrainte à DSI (Paris). »

Le principe du vérinage des palplanches consiste à poser l'engin de vérinage télécommandé - brevet Giken sur un châssis de démarrage puis sur trois palplanches déjà posées : « l'engin se déplace par trois griffes sur les palplanches et permet une pose silencieuse en quelques minutes d'une structure de 14 m, un procédé unique en Europe et peu utilisé en France », explique Sandrine Prioux ingénieur à Giken Europe. Dernier avantage pour Jean-Pierre Moreau « l'encombrement réduit de l'engin (moins de 3 m de haut) permet de passer sous le tablier sans couper puis ressouder les palplanches, comme ce serait le cas avec un marteau de 4 m ». Pour la SA Verchéenne, entreprise spécialisée dans les travaux maritimes et fluviaux, la difficulté principale a été d'organiser le chantier sur l'eau, en créant un ponton d'accès à la pile et une navette homme matériel avec des barges hors bords : «notre expérience de travail sur les barrages et sous l'eau nous aide dans ce type de chantier où il faut gérer un niveau d'eau variable de 1 à 2 m sur la durée des travaux» , précise le PDG de SA Verchéenne, P. Nomballais.

FICHE TECHNIQUE

Maître d'ouvrage : conseil général de Maine et Loire.

Maître d'oeuvre : direction des routes.

Entreprise principale : SA Verchéenne (Les Verchers sur Layon).

Sous-traitants : Giken Europe, Soltrav, DSI.

Coût des travaux : 5 millions de francs.

Durée du chantier : juillet-octobre 1998.

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