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Systra veut doubler son chiffre d’affaires en quatre ans
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Systra veut doubler son chiffre d’affaires en quatre ans

Nicolas Rossato |  le 25/05/2012  |  Conception-réalisationInternationalFinistèreGirondeEurope

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En fusionnant avec Inexia et Xelis, Systra est devenu l’un des leaders mondiaux de l’ingénierie des infrastructures des transports ferroviaires. L’ingénieriste français compte atteindre 800 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici à 2016.

« Nous avons réussi à créer le leader de l’ingénierie des transports publics », se félicite Pierre Verzat, le PDG de Systra. Ce dernier veut marquer le changement de cap stratégique opéré depuis que le groupe d’ingénierie ferroviaire français a gagné en puissance de feu. En effet, la fusion de Systra avec Inexia et Xelis, les filiales d’ingénierie qui appartenaient respectivement à la SNCF et à la RATP, sera effective le 1er juillet 2012. « Nous étions concurrents, maintenant nous sommes une force commune », s’enthousiasme Pierre Verzat.

Le « nouveau» Systra vient d’atteindre une taille qui lui permet de briguer plus d’offres. Cette consolidation en fait le numéro un français et le numéro deux mondial de l’ingénierie des infrastructures ferroviaires derrière le britannique Balfour Beatty. Systra passe ainsi de 257 millions d’euros de chiffre d’affaires à 416 millions en 2011 (dont 48% en France) tandis que la marge opérationnelle atteint un taux confortable de 5,7%. Systra a ainsi revu ses ambitions à la hausse : réaliser 800 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’horizon 2016, « en croissance organique, sans grosse acquisition », indique le PDG. Il considère que le marché mondial accessible en ingénierie ferroviaire représente environ 4 milliards d’euros.

La part de l’international va grossir


« La part de l’international devrait grossir, confie Philippe Naudi, le directeur Développement et Stratégie.  En effet, nous observons un ralentissement de l’activité sur notre marché domestique et un allongement de la durée de développement des projets. Les investisseurs sont plus attentifs à la qualité, car ils deviennent aussi plus regardants sur leurs dépenses.» Mais, en attendant, Systra dispose d’un carnet de commandes record (807 millions d’euros). Il est vrai qu’entre les LGV (Sud-Europe-Atlantique, contournement Nîmes Montpellier, Rhin-Rhône, Est, Corée Kenitra-Tanger au Maroc…), les métros (Marseille, Dubaï, Hanoï…) ou les tramways (Bordeaux, Brest, Tours, Lyon, Alger, Casablanca…), son palmarès récent a de quoi rassurer les investisseurs. Désormais, Systra surveille surtout les chantiers à venir pour le Grand Paris. « Nous sommes deux fois plus gros qu’Egis, qui représente le double de Setec », s’exclame Pierre Verzat à propos de ses concurrents. « Nous espérons que les attributions des offres respecteront ces proportions», plaisante-t-il.

Se renforcer sur l’entretien-rénovation


À l’international, Systra se sert de son expérience française pour foisonner à l’étranger. « Jusqu’ici nous allions dans un pays par opportunité, souligne Pierre Verzat. Désormais, nous allons développer des bureaux locaux forts dans nos marchés matures. Nous n’aurions pas dû nous affaiblir autant en Amérique du Sud par exemple. » Les dirigeants de Systra veulent donc installer des bureaux en Russie, à Hong-Kong ou encore au Chili. « Nous visons aussi un renforcement en Asie Pacifique (14% de l’activité de Systra), en Europe du Nord (Danemark, Pologne) au Maghreb, ainsi qu’au Moyen-Orient. » Côté métier, Philippe Naudi confirme que « Systra ne cherchera pas à se diversifier ».  Par contre, Pierre Verzat entend faire évoluer les méthodes du groupe, notamment en mettant l’accent sur l’entretien et la rénovation d’infrastructures existantes, plutôt que la construction neuve. Il juge aussi le fret prometteur et « nécessitant une culture plus anglo-saxonne. Or, nous pouvons nous appuyer sur notre filiale canadienne, Canarail, pour nous développer dans le fret minier en Afrique, en Mongolie et au Kazakhstan. » Pour parfaire la fusion avec Inexia et Xelis désormais rassemblés sous la bannière Systra et un nouveau logo, l’ingénieriste va emménager dans son nouveau siège commun à Paris.

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