En direct

Systra veut doubler son chiffre d’affaires d’ici à 2016
PHOTO - 651763.BR.jpg - © Gilles ROLLE/REA
Evénement

Systra veut doubler son chiffre d’affaires d’ici à 2016

Nicolas Rossato |  le 15/06/2012  |  Conception-réalisationInternationalFinistèreGirondeRhône

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Conception-réalisation
International
Finistère
Gironde
Rhône
Bouches-du-Rhône
Europe
France entière
Valider
Ingénierie -

«Nous avons réussi à créer le leader de l’ingénierie des transports publics », se félicite Pierre Verzat, P-DG de Systra. Ce dernier veut marquer le changement de cap stratégique opéré depuis que le groupe d’ingénierie ferroviaire français a gagné en puissance de feu. En effet, la fusion de Systra avec Inexia (SNCF) et Xelis (RATP) sera effective le 1 er juillet prochain. Pour parfaire cette fusion, les trois entités sont désormais rassemblées sous la bannière Systra et un nouveau logo. « Nous étions concurrents, nous sommes désormais une force commune », s’enthousiasme Pierre Verzat. Cette consolidation permet au « nouveau Systra » de revendiquer la place de numéro un français et de numéro deux mondial de l’ingénierie des infrastructures ferroviaires, derrière le Britannique Balfour Beatty. Son chiffre d’affaires passe de 257 à 416 millions d’euros en 2011 (dont 48 % en France). La marge opérationnelle atteint quant à elle un taux de 5,7 %. Systra affiche donc clairement ses ambitions : franchir le cap des 800 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici à quatre ans, « par la croissance organique, sans grosse acquisition », précise le P-DG. Il évalue à environ quatre milliards d’euros le marché mondial « accessible » en ingénierie ferroviaire.

La part de l’international va grossir

Systra dispose d’un carnet de commandes record (807 millions), comprenant notamment les lignes à grande vitesse (Sud-Europe-Atlantique, contournement Nîmes-Montpellier, Kenitra-Tanger au Maroc…), les métros (Marseille, Dubaï, Hanoï…) et les tramways (Bordeaux, Brest, Tours, Lyon, Alger, Casablanca…). Dans l’Hexagone, Systra surveille les futurs chantiers du Grand Paris. Mais l’avenir est ailleurs. « Nous observons un ralentissement de l’activité sur notre marché domestique et un allongement de la durée de développement des projets, confie Philippe Naudi, directeur développement et stratégie du groupe. Alors la part de l’international devrait grossir. » Avec une nouvelle approche : « Jusqu’ici, nous allions dans un pays par opportunité, souligne Pierre Verzat. Nous allons maintenant développer des bureaux locaux forts dans nos marchés matures. Nous n’aurions pas dû nous affaiblir autant en Amérique du Sud par exemple. » Les dirigeants de Systra veulent ainsi s’installer en Russie, à Hong-Kong ou au Chili. « Nous visons aussi un renforcement en Asie Pacifique (14 % de son activité), en Europe du Nord, au Maghreb ainsi qu’au Moyen-Orient. » Côté métier, Philippe Naudi confirme que « Systra ne cherchera pas à se diversifier ». En revanche, les méthodes du groupe vont évoluer vers l’entretien-rénovation et le fret, notamment minier. Pour anticiper le ralentissement des grands projets en France.

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Code commenté de la commande publique

Code commenté de la commande publique

Date de parution : 09/2019

Voir

Maisons individuelles passives

Maisons individuelles passives

Date de parution : 07/2019

Voir

Histoire de l’architecture agricole

Histoire de l’architecture agricole

Date de parution : 07/2019

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur