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Surélévation en bois pour une maison provençale

Mots clés : Bois

Grâce à sa légèreté, le bois est un matériau idéal pour les surélévations. L’entreprise Les Toits de Provence en a fait une de ses spécialités. Mais se lancer dans l’aventure nécessite de l’organisation et un travail d’équipe. Retour sur le chantier d’une maison provençale, située entre Aix-en-Provence et Avignon.

Au départ : une maison des années 90 de plain-pied, à Mallemort au nord d’Aix-en-Provence. A l’arrivée : deux chambres supplémentaires et une salle de bain, au-dessus des deux chambres et du garage existants. Une surélévation de 55 m², imaginée par Christophe Joly de Cahute Architectes et réalisée par Marc Bourglan et ses compagnons avec l’appui d’artisans partenaires.

 

Conception : expérience exigée

 

Depuis qu’il est à son compte, le charpentier couvreur travaille son offre surélévation. Presque 20 ans d’expérience qui lui permettent de maîtriser la complexité des projets et de répondre à la promesse de rajouter des pièces en transformant à minima la structure et sans impacter le quotidien des habitants. « La première étape est d’inspecter le bâtiment et de vérifier l’état des fondations, rappelle Marc Bourglan. Puis nous calculons les descentes de charges de la future structure avec le logiciel MD Bât, voyons si les murs peuvent les reprendre ou s’il faut rajouter des poteaux, et validons nos préconisations avec le BE structure Triangle et le bureau de contrôle. Une fois tout calé, nous lançons la fabrication des murs en atelier chez notre pré-fabricateur Scop Triangle-Bois. »

 

Plancher : renforcer et isoler

 

L’échafaudage installé, les tuiles et les liteaux de la toiture double pente au-dessus des chambres existantes sont enlevés. Les entraits des fermettes à entraxe 80 cm, qui supportent les plafonds suspendus en plaques de plâtre, sont doublés par des solives tous les 40 cm. Puis, leurs contreventements et arbalétriers sont arasés afin de poser un plancher en panneaux OSB 18 mm, avec une isolation en ouate de cellulose entre les solives. Même opération pour le garage à toiture monopente : enlèvement des tuiles, des liteaux et des chevrons, puis création d’un plancher caisson isolé par soufflage. « Nous avons mis un poteau central, caché dans la cloison de l’escalier, pour reprendre la grosse poutre porteuse centrale du plancher d’étage, précise Marc Bourglan. »

 

Structure bois : la journée marathon

 

Après une étape essentielle, la démolition des hauts des pignons en parpaing et le réalignement parfait des niveaux et de l’arase des murs par une entreprise de maçonnerie, place à l’installation des 8 éléments de façade en bois. Le matin : levage et fixation, avec un décalage de 10 mm de la maçonnerie pour la réalisation de l’enduit extérieur. L’après-midi : pose des deux pannes faitières en lamellé-collé de 4 m de long (les faîtages sont décalés), puis des caissons de couverture, également préfabriqués par Triangle. Des chevrons de 36 cm de section avec un panneau CTBH en sous-face et, au-dessus, un panneau fibres de bois DWD de 16 mm rainuré-languette (Agepan), assurant le pare-pluie.

 

Isolation et second œuvre

 

Les Toits de Provence réalise, ensuite, la double isolation des murs en fibres de bois (Steico). Panneaux de 140 mm, pare vapeur et BA 13 sur ossature Placostil 48 en doublage et panneaux de 60 mm en ITE. Celle de la toiture est assurée par soufflage de 35 cm de ouate de cellulose dans les caissons, après l’intégration de 4 fenêtres de toit (Vélux). S’ensuit le second œuvre, sous la coordination de l’architecte : menuisier (fenêtres, parquets en chêne et escalier), plombier, électricien, carreleur (sol et murs sur support bois de la salle de bain), plaquiste et peintre.

Pour Marc Bourglan, le vrai défi est de monter une équipe qui joue collectif et apporte au client une offre maîtrisée en coût et en délais pour tous les lots. Compte tenu de la complexité technique, des contraintes de protection et de la qualité des finitions, le budget a approché, ici, les 2000 € TTC du m².

 

Focus

Trois conseils de Marc Bourglan, gérant de Les Toits de Provence

« Installer un échafaudage périphérique pour la sécurité, la sérénité et l’efficacité, soyez ultra vigilent sur le bâchage de protection quotidien et faite attention aux assurances ! Vous pouvez rester assuré en simple charpentier, si vous ne réalisez que le hors d’eau ou le hors d’air. Si vous faites les deux, vous courrez le risque d’être requalifié comme constructeur, ce qui permet à votre assureur de se déresponsabiliser, en cas de sinistre. »

 

Fiche technique

Entreprise Les Toits de Provence

Lieu : Le Puy-Sainte-Réparade (Bouches-du-Rhône)

Création : juillet 2000

Gérant : Marc Bourglan

Salariés : moins de 10

Activités : charpente, couverture, surélévation

Clients : particuliers, entreprises de charpente partenaires

 

Les entreprises partenaires

Architecte : La Cahute Architecte, Christophe Joly

Maçon : Art et Constructions Vivantes

Façadier : Sopra Revêtement

Plombier : PCL Grégorie Sambor

Menuisier : Provence Menuiserie

Electricien : Ludelec

Plaquiste & peintre : Jean-Louis Pruneau

Carreleur : Frédéric Morellon

 

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