Energie

Sur sa bouée en béton, la première éolienne flottante française s’ancre en mer

Mots clés : Béton - Economie mixte - Energie renouvelable - Entreprise du BTP - Etat et collectivités locales - Gares, aéroports - Transport maritime

En construction depuis deux ans dans le port de Saint-Nazaire, l’éolienne Floatgen conçue par Idéol avec Bouygues Construction a été remorquée pour être amarrée sur le site d’essais SEM-REV de Centrale Nantes à 20 km au large du Croisic.

 

La mission était particulièrement délicate, compte-tenue d’une météo capricieuse. Dimanche 29 avril, trois remorqueurs de haute mer ont conduit l’éolienne Floatgen (2MW) sur son site d’essai. Les opérations d’amarrage et de raccordement au réseau électrique à terre prendront encore plusieurs jours.

 

Cette éolienne d’environ 100 m de haut, installée sur son flotteur en béton creux de 5000 tonnes, est l’une des premières éoliennes flottantes au monde. La quasi-totalité des 3 200 éoliennes installées en mer dans le monde sont en effet fixes. Floatgen sera aussi la première éolienne à produire de l’électricité en mer en France, ce qui montre notre niveau de retard. Si la France a raté la vague des éoliennes offshores fixes, elle place de gros espoirs dans les technologies flottantes.

 

 

 

 

4 projets d’éoliennes flottantes en cours

 

En France, quatre projets d’éoliennes flottantes ont été lancés avec des objectifs d’installation entre 2020 et 2021 : trois en Méditerranée et une en Bretagne, à Groix, où Vinci, associé à DCNS, réalisera des flotteurs mixtes acier-béton. « L’avantage des éoliennes flottantes est de pouvoir être installées en haute mer, ce qui réduit les impacts visuels, et dans des zones très venteuses, ce qui donne d’excellents rendements », explique Paul de la Guérivière, P-DG de la start-up Ideol, qui porte le projet Floatgen, aux côtés de Bouygues Travaux Publics (TP), l’école Centrale Nantes et quatre autres partenaires européens.

Floatgen va être testée en conditions réelles de fonctionnement pendant 2 ans. Durant cette phase de tests, l’électricité produite par l’éolienne sera injectée sur le réseau électrique français et elle devrait alimenter en électricité l’équivalent d’une ville comme Le Croisic

 

 

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