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Sur la côte d'Opale, les chaines intégrees se sont imposées

le 23/03/2001  |  ManchePas-de-CalaisTourismeTravail

Profitant de l'effet tunnel, le Calaisis a triplé son parc hôtelier grâce aux chaînes intégrées. Confrontés à la montée progressive du foncier, les indépendants n'ont pas suivi. Le Boulonnais est encore en sous-capacité, pourtant, depuis dix ans, les indépendants n'ont presque pas créé d'hôtels. En revanche, ils ont amélioré leur offre.

La construction du tunnel sous la Manche puis de l'A16 et l'arrivée du TGV ont largement contribué au récent développement touristique de la Côte d'Opale. Calais, premier port français de voyageurs, reste le point de chute principal des Britanniques. Boulogne et ses environs, traditionnellement tournés vers un tourisme saisonnier, commencent à sentir les effets d'une fréquentation en augmentation.

En 1985, pour soutenir l'essor touristique, la région, puis le conseil général du Pas-de-Calais avaient mis en place une politique d'aide à la création d'hôtels. En quinze ans, les investissements se sont surtout concentrés sur le Calaisis où le parc hôtelier a triplé. Toutefois, seule l'hôtellerie de chaîne a su s'imposer sur le marché, au point de devenir majoritaire sur le littoral. « La montée en flèche du prix du foncier n'a pas favorisé les investissements indépendants », analyse Jean-Paul Mortreux, directeur du comité départemental du tourisme. Conséquence, en 1994, la région supprime les aides à la création. Elle ne soutient plus que la rénovation des hôtels indépendants, à hauteur de 15 % du coût des travaux. L'aide est plafonnée à 2 286 euros (15 000 francs) par chambre, mais des majorations peuvent être obtenues pour l'amélioration de l'accès aux handicapés et les équipements de valorisation. Pour sa part, le conseil général du Pas-de-Calais soutient autant la création que la rénovation d'hôtels indépendants, à hauteur de 50 % de l'investissement. Une aide plafonnée à 1 524 euros (10 000 francs) par chambre. Malgré ce dispositif, depuis 1997, seulement une quarantaine d'établissements ont déposé des dossiers.

En revanche, le groupe Accor a annoncé, pour 2002, la construction de trois établissements près du tunnel, apportant à l'offre actuelle 366 chambres supplémentaires.

Le constat est bien différent dans le Boulonnais où Jean-Paul Mortreux dénonce le « déficit d'hébergements de qualité, notamment entre Calais et Boulogne, poumon vert du potentiel touristique ». Selon lui, il reste de la place pour au moins trois structures haut de gamme. D'ailleurs, depuis moins de deux ans, l'hôtellerie de chaîne a créé 300 chambres et en prévoit 50 à Berck. Le Boulonnais de son côté n'a enregistré aucune création d'hôtel indépendant depuis une dizaine d'années, à l'exception de la réouverture d'un hôtel deux-étoiles de 52 chambres à Etaples et d'un projet de trois-étoiles de 54 chambres à Montreuil. L'offre des indépendants n'est pas toujours au niveau, on trouve encore des deux-étoiles sans douches dans les chambres, et les étrangers réclament souvent par sécurité un trois-étoiles. Malgré tout, Jean-Marc Grosheitsch, chargé du tourisme à la CCI de Boulogne-sur-Mer, reste optimiste : « L'offre évolue. On avait une hôtellerie vieillissante, restée longtemps en situation de monopole. Entre 1995 et 1998, il y a eu beaucoup de cessions et les repreneurs ont modernisé, pour concurrencer l'hôtellerie de chaîne et mieux répondre à la clientèle. » D'ailleurs, craignant moins les contrôles et les contraintes et comprenant l'intérêt des réseaux pour l'hôtellerie de loisirs, la nouvelle génération d'hôteliers indépendants adhère plus volontiers aux chaînes volontaires. Très appréciées des Britanniques friands d'hôtellerie typique, celles-ci restent encore peu présentes dans le Boulonnais.

Un investisseur indépendant et ambitieux

Jean-Jacques Durand, ancien dirigeant de la Cristallerie d'Arques, a créé récemment le groupe Najeti, et s'intéresse à l'hôtellerie trois ou quatre-étoiles, pour la clientèle de golf et d'affaires. En 1997, il rachète le château de Tilques, près du golf de Lumbres qui lui appartenait déjà. Il vient également de reprendre trois autres établissements sur la côte, de beaux hôtels de charme. Il a déjà commencé des travaux de rénovation et d'agrandissement : 27 chambres supplémentaires au château de Tilques avec centre de remise en forme, extension de la salle de restauration de l'hôtel Cléry à Hesdin-l'Abbé et création de 10 nouvelles chambres. A moyen terme, il prévoit de construire un établissement trois-étoiles, de réaliser une soixantaine de chambres au golf de Lumbres et réfléchit à un centre de remise en forme à l'hôtel du Parc au Touquet.

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