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Suez-Lyonnaise : l'énergie tire les résultats

JEAN-MICHEL GRADT |  le 17/11/2000  |  Collectivités localesEnergieEnvironnementParisEurope

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Malgré les résultats mitigés du pôle eau, Le groupe enregistre une forte croissance

Au vu de ses résultats semestriels - 19,1 milliards d'euros de chiffre d'affaires ( + 29 %) pour un résultat net de 1,268 milliard d'euros ( + 38 %) - Gérard Mestrallet, président de Suez-Lyonnaise des eaux, peut se montrer optimiste. « Nous sommes en avance par rapport à l'objectif d'un doublement en cinq ans du résultat courant annoncé lors de la fusion, il y a trois ans », a-t-il déclaré, à Paris, le mois dernier.

Après les cessions de Fortis (immobilier) et le désengagement du BTP qui s'est traduit par la création de Vinci-GTM ; il ne lui restera plus qu'à filialiser le pôle Eau. Mais tant que l'apport du BTP au résultat courant progressera de 66 % (voir tableau), le groupe n'a aucun intérêt à se diluer dans le capital de Vinci-GTM. Il détient, depuis le 23 octobre, moins de 20 % de la nouvelle entité ; une participation qui n'est pas figée dans le marbre.

La réussite provient de l'offre dans l'énergie

De fait, le réajustement sur les métiers dits « centraux » porte ses fruits : 35 % de hausse du CA cumulé dans l'énergie, l'eau, la propreté et la communication, et un résultat courant en hausse de 99 % (à 505 millions d'euros). Malgré une forte croissance d'activité, les résultats du pôle Eau n'ont augmenté que de 1 %. Loin de trouver ces résultats « décevants », le management avance deux explications : la hausse de 19 % des tarifs de l'eau décidée en avril dernier par le régulateur anglais l'Ofwat (10 millions d'euros de pertes) et l'impact du rachat de l'américain Nalco (eau industrielle). Sans cela, « la hausse des résultats aurait été de 22 % ».

L'essentiel des bons résultats provient donc de la branche énergie du groupe (Tractebel, Electrabel, EGI, etc.). « Alors que nos concurrents enregistrent des reculs, nous progressons fortement », s'est félicité Gérard Mestrallet.

Explication ? Les trois atouts majeurs du groupe. D'abord, Suez-Lyonnaise des eaux est un des rares électriciens présents à la fois dans le gaz où les volumes et les prix montent, contrairement à ceux de l'électricité qui chutent du fait de la concurrence.

Ensuite, avec 8 milliards d'euros d'activité dans les services électriques (GTMH, Elyo, Fabricom...), le groupe Suez est leader en Europe sur un marché qui explose (cogénération, chaleur). Enfin, outre une croissance externe soutenue en Europe (rachat du hollandais EPON pour 2,8 milliards d'euros), l'international est très actif. Témoin EGI qui a doublé son résultat.

TABLEAU : Une forte progression des résultats nets

Seule ombre, le pôle Eau stagne, la hausse des tarifs de l'eau en Angleterre en est une raison.

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