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Sud-Ouest - Choix du fuseau de 1000 mètres pour la ligne à grande vitesse

Bertrand Escolin et Christiane Wanaverbecq - |  le 22/01/2010  |  TransportCollectivités localesRéglementationGersGironde

Très attendu depuis la fin décembre, le fuseau de 1 000 mètres des grands projets du Sud-Ouest (GPSO), à savoir les lignes à grand vitesse au sud de Bordeaux qui desserviront l'Espagne et Toulouse, vient d'être établi le 11 janvier par le dernier comité de pilotage.

Outre trois gares nouvelles, le fuseau des 1 000 mètres, adopté par le dernier comité de pilotage des grands projets du Sud-Ouest (GPSO), opte pour un tronçon commun relativement long au sud de Bordeaux, ce qui amène la séparation des deux lignes (vers Toulouse et vers l'Espagne) en limite sud-est de la Gironde. Le coordonnateur, Dominique Schmitt, préfet de la région Aquitaine, avait réuni le 11 janvier les présidents des régions Aquitaine, Alain Rousset, et Midi-Pyrénées, Martin Malvy, le directeur général des infrastructures de transport (Meeddat) et le président de Réseau ferré de France, Hubert du Mesnil. Les points les plus délicats (vignoble bordelais, traversée du pays basque et emplacements des gares des villes moyennes) étaient à l'ordre du jour de cette réunion, étape décisive des deux lignes nouvelles Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse.

Trois nouvelles gares

Concernant la desserte des villes « étapes », trois nouvelles gares, reliées par TER au réseau existant, seront construites pour la desserte par les trains à grande vitesse à Montauban (Tarn-et-Garonne), Mont-de-Marsan (Landes) et Agen (Lot-et-Garonne). Dax (Landes) et Bayonne (Pyrénées-Orientales) seront desservies par leurs gares actuelles, rénovées et agrandies. Des haltes ferroviaires complémentaires seront créées pour la desserte par les services régionaux à grande vitesse (SRGV), qui utiliseront les lignes nouvelles : dans le sud Gironde, sur la côte landaise et éventuellement à proximité de Tartas. Le comité de pilotage a également demandé à RFF de préciser le coût des GPSO à ce stade des projets, alors même que RFF examine les trois offres de concession pour la ligne Tours-Bordeaux. Reste à trancher la partie du fuseau de Montauban à Toulouse, pour lequel RFF devra poursuivre l'étude des réseaux alternatifs demandés par les collectivités haut-garonnaises. Lors du prochain comité de pilotage, avant l'été, les résultats des études complémentaires en Tarn-et-Garonne et Haute-Garonne ainsi que l'estimation du coût seront examinés et envoyés au ministre d'Etat, Jean-Louis Borloo. Autre point sensible, la traversée du pays basque, pour laquelle RFF doit poursuivre et approfondir les études et la concertation, particulièrement sur les préoccupations environnementales et paysagères, très sensibles aux élus et habitants.

Insertion environnementale

En termes d'insertion environnementale, Réseau ferré de France promet de porter la plus grande attention aux secteurs les plus sensibles : périphéries d'agglomération, milieux naturels protégés, secteurs viticoles, zones accidentées, paysages sensibles. Dans le détail, plusieurs problèmes restent en suspens, comme le financement des liaisons vers la nouvelle gare au sud d'Agen (voir encadré). Si les conseils généraux du Gers et du Lot-et-Garonne sont prêts à apporter leur contribution, le député-maire d'Agen privilégierait une gare au centre, si le projet ne bénéficie pas du soutien de l'Etat et de celui du conseil régional d'Aquitaine. Cette année sera donc charnière : le tracé définitif sur l'ensemble du secteur GPSO devrait être mis au point pour la fin 2010.

Une gare rive gauche à Agen

Conformément au souhait des collectivités territoriales, le comité de pilotage a opté pour une implantation de la gare TGV sur la rive gauche de la Garonne, au sud d'Agen, plus accessible aux voyageurs du Gers et du Tarn-et-Garonne. Réseau ferré de France prendra en charge les liaisons ferroviaires entre la gare nouvelle et la gare actuelle du centre d'Agen. En revanche, l'Etat ne s'est pas engagé à financer le barreau de Camélat inhérent au projet. Les travaux, évalués à plus de 100 millions d'euros, nécessitent de réaliser un pont routier sur la Garonne, la jonction par l'ouest entre la RN 21 et l'A 62, un nouvel échangeur sur l'A 62, et, enfin, le barreau de desserte de la gare TGV. Jean Dionis du Séjour, député-maire d'Agen et président de la CAA, est prêt à assurer la maîtrise d'ouvrage si l'Etat s'engage financièrement à hauteur de 40 %, et inscrit le projet dans le prochain PDMI.

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