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Structure A la recherche de systèmes souples et évolués

le 29/10/1999  |  BoisBétonProduits et matérielsRénovationGros œuvre

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Sommaire du dossier

  1. Sommaire Dossier Batimat du 29/10/99
  2. Interclima-Interconfort Confort et économie d'énergie
  3. Batimat Qualité, environnement et nouvelles technologies de l'information
  4. Rendez-vous à Batimat : Sol, mur et plafond : les tendances et la santé
  5. Rendez-vous à Batimat : La qualité : six jours d'information non-stop
  6. Rendez-vous à Batimat : Bâtiment industriel, production et écologie
  7. Rendez-vous à Batimat : Qualité et certification : mots d'ordre de la maîtrise d'oeuvre
  8. Rendez-vous à Batimat : Le bois et la pierre dans la construction
  9. ISOLATION Pour répondre à la croissance, les industriels renforcent leurs capacités
  10. MATERIAUX DE CONSTRUCTION La reprise est au rendez-vous de 1999
  11. MENUISERIES Le renouveau de la fenêtre bois
  12. FINITIONS Couleur terne cette année pour les revêtements
  13. Table ronde Des produits techniques à mettre en oeuvre plus facilement
  14. Structure A la recherche de systèmes souples et évolués
  15. BOIS Une structure légère assemblée sur site
  16. Dominique Gauzin-Müller*, «Le matériau bois : un composant des structures mixtes»
  17. ACIER Simulations en 3 D pour un multiplexe
  18. Philippe Gensana,* « Le béton autoplaçant en préfabrication : un confort de travail mais une exigence de précision »
  19. Protéger les BHP du feu
  20. BHP et BAP : développer les usages
  21. Enveloppe : Les incidences de la FRT
  22. Enveloppe Dans l'attente de la future réglementation thermique
  23. Vincent Noël*, «La FRT va pousser à harmoniser vitrage et menuiserie»
  24. Des façades de plus en plus réactives
  25. Enveloppe Davantage de liberté pour les concepteurs
  26. José Fontan*, «L'isolation par l'extérieur va se développer»
  27. FACADES ET TOITURE CONTINUES Une coque en zinc pour l'hôpital du Val-d'Ariège
  28. Enveloppe Jean-Claude Burdloff*, La réglementation va améliorer les produits
  29. TRAITEMENT COMPLET DES PONTS THERMIQUES Une solution qui supprime les risques de condensation superficielle
  30. Cloisons de grande hauteur : augmenter la résistance mécanique
  31. Cloisonnement François Manteau*, «Les plaques prépeintes : améliorer la prestation et l'entretien»
  32. Cloisonnement adapter les performances aux nouveaux usages
  33. Pierre Courtois*, Des cloisons sèches pour toute la gamme de maisons individuelles
  34. Des cavaliers acoustiques aux performances améliorées
  35. Des cloisons suspendues pour les salles d'exposition à Beaubourg Légèreté et résistance mécanique
  36. L'avenir est aux peintures siloxanes
  37. Finitions et décoration Concilier fonctions esthétiques et techniques
  38. Finitions et décoration Jacques Philippe*, Formation et informations en attendant le DTU
  39. Finitions et décoration : Sols en résines : une large palette de formulations pour développer les débouchés
  40. Revêtement de sol en résines époxydiques Un sol bloqué pour industrie laitière
  41. Finitions et décoration Résistant et sain, un revêtement tissé aux avantages d'un sol dur
  42. Un club des industriels et éditeurs de revêtements muraux
  43. Des plafonds tendus bactériostabilisants dans un hôpital La substance agit durant toute la vie de la toile
  44. Finitions et décoration Jacques Roland*, «Bientôt une directive européenne sur les bruits extérieurs»
  45. Finitions et décoration ACCUEIL La Poste lance un nouveau concept pour l'an 2000
  46. Finitions et décoration Michel Dubézy*, «Le plafond rayonnant modulaire valorise la prestation des corps d'état»
  47. MATERIEL Accès en hauteur : la nouvelle réglementation s'appliquera dès janvier 2000
  48. Matériels Compacité et ergonomie
  49. MATERIEL Jean Robillard*, « Les plates-formes de travail à levage hydraulique arrivent en force »
  50. MATERIEL Guy Hentges*, « L'avenir est au forage diamanté à sec »
  51. MATERIEL L'usage du laser se « démocratise »
  52. MATERIEL COFFRAGES Des autogrimpants à géométrie variable pour la tour de contrôle de Vatry

Grâce aux succès de la chimie, les bétons autoplaçants se développent. Les solutions mixtes optimisent les caractéristiques des matériaux. Le bois séduit maîtres d'ouvrage et architectes.

Le béton, majoritairement employé en France, a-t-il amorcé une profonde révolution ? C'est la tendance lisible à travers le succès assez rapidement obtenu par les nouvelles formulations de bétons hautes performances et de bétons autoplaçants (voir encadré p. 127). Les fournisseurs d'adjuvants sont cités comme moteurs dans cette transformation du métier. Il faut cependant rendre à la filière « béton » la paternité de ces innovations. Exemples : les progrès en matière de gypsage et de broyage en cimenterie ont joué leur rôle pour assurer la compatibilité entre les adjuvants et les ciments. Globalement, la réussite de ces nouveaux bétons tient à la maîtrise de tous les paramètres : des granulats aux outils coffrants.

L'avantage affiché des bétons autoplaçants a souvent été la qualité esthétique des parements. Un exemple pointu a récemment été donné par Orsa Bétons et l'adjuvantier Piéri pour la création de parement de bétons désactivés et photogravés en façade de la maison de la Nature et de la Faune sauvage sur une aire de repos de l'A39, dans le Jura (1). Un jeu valorisant - et, dans ce cas, particulièrement réussi -, mais d'une mise en oeuvre risquée ; il fait courir des risques de contre-performance. Désormais, les adjuvantiers souhaiteraient associer l'autoplaçant à des arguments de gain de temps et de gain de place, et ne pas en faire systématiquement un béton visible.

Les professionnels du béton n'en restent pas à ces développements. Pour répondre aux demandes de confort d'été, et dans le cadre de la future réglementation thermique, des études ont été engagées par les industriels du béton avec le CSTB (2) et le CEBTP (3) sur l'inertie thermique avec les matériaux lourds pour le confort d'été et les économies d'énergie. Le travail, qui devrait être rendu à la fin de cette année, doit permettre de dégager les solutions parmi quatre cents simulations (4).

La mixité : optimiser les performances de chaque matériau

La notion de mixité des matériaux, en cours depuis quelques années, s'impose par sa pertinence. A la différence des choix traditionnels des matériaux dans l'ouvrage, ce concept repose sur l'optimisation des performances intrinsèques de chaque matériau. En clair : du béton pour travailler en compression, du bois pour travailler en flexion et de l'acier pour travailler en traction. Ce qui peut donner aux concepteurs l'idée de renverser les standards : c'est le cas de l'aérogare 2 F de Roissy où la charpente métallique supporte une coque béton.

Plus simplement, l'association du béton et de l'acier se rencontre dans les systèmes industrialisés tels qu'Artek, du luxembourgeois Astron. La structure poteaux-poutres en acier à haute limite élastique reçoit des dalles en béton alvéolées et précontraintes posées sur les ailes inférieures des poutres. L'ensemble, protégé contre l'incendie, est dépourvu de retombées de poutre et permet de gagner 120 cm de hauteur sur un R + 2.

Ce choix est désormais couramment adopté en tertiaire ou en logement (récemment, la résidence « Esméralda » à Reims) pour réduire les délais. Plus audacieux : le bâtiment du pôle construction du Centre technique du bois et de l'ameublement, près de Bordeaux, utilise largement des structures bois avec, dans certains bâtiments, des chevrons courbes contreventés par des câbles Inox.

Bois : une demande de solutions pour le neuf et la réhabilitation

Cette demande de structure à base de bois est de plus en plus courante, aussi bien chez les architectes que chez les maîtres d'ouvrage. Dernier exemple en date : la recommandation du conseil général des Vosges d'un usage massif du matériau bois dans les projets des architectes pour les futurs collèges de Mirecourt et de Senones. Les démarches dites de « haute qualité environnementale » sont évidemment motrices pour ce changement d'état d'esprit vis-à-vis de ce matériau. En outre, le développement de ces structures en Allemagne ou dans les pays scandinaves inspire les concepteurs.

Le lamellé-collé figure parmi les solutions structurelles établies, mais le bois massif et les produits manufacturés composites (les systèmes du canadien TJM et du finlandais Kerto) permettent des développements originaux. Ces fournisseurs élargissent leurs gammes et les solutions techniques pour couvrir les marchés de la construction neuve et de la rénovation. TJM, avec son concept Frameworks, et Jacob Structures Bois, avec la ferme K (à base de panneaux de Kerto), ont mis au point des systèmes de planchers capables de reprendre des charges courantes, de répondre aux normes d'isolation acoustique et de solliciter faiblement les structures porteuses.

(1) Jean et Christophe Brise, architectes, pour la fédération départementale des chasseurs du Jura, maître d'ouvrage. (2) Centre scientifique et technique du bâtiment. (3) Centre expérimental de recherches et d'études du bâtiment et des travaux publics. (4) Les informations seront mises à disposition des bureaux d'études par CIM Béton.

Un brevet CTSB pour assembler les poutres de verre

L'emploi du verre précontraint en structure est limité par les capacités de production : il n'existe pas d'atelier capable de réaliser des éléments de plus de 6 m de long. Le CSTB a breveté un système de liaison des éléments verriers qui permettrait aux maîtres d'oeuvre de créer des poutres de grande portée. Composés d'éclisses en Inox, de goujons traversants et d'un joint de calage original, chargé d'une rotule métallique, ces assemblages assurent la ductilité de la poutre sous charge. Les extrémités des feuilles sont percées d'une ouverture de 80 mm de diamètre dans laquelle est coulé un mortier à base d'une pâte cimentaire quasiment pure.

La liaison est assurée par des axes de 20 mm de diamètre. Sous charge exceptionnelle, ce mode d'attache permet d'obtenir une flèche par ovalisation du joint qui joue le rôle d'avertisseur avant la ruine.

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