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Stratégie : une tôlerie prend le virage du web 2.0
Découpe laser en atelier - © © ThisisJohnSteel

Stratégie : une tôlerie prend le virage du web 2.0

JULIE NICOLAS |  le 18/02/2015  |  Produits et matérielsCommunicationTechnique

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Entreprise de découpe industrielle de métal, Alsace Tolerie a choisi en 2013 de diversifier sa clientèle. Le dirigeant a donc créé un site web qui propose aux particuliers, et maintenant aux professionnels, de charger leurs plans en ligne pour une livraison des pièces 48 heures plus tard.

Créée en 2005 Alsace tôlerie est d’abord une société spécialisée dans la sous-traitance industrielle. Dans l’entreprise qui compte 30 personnes, on découpe, plie et soude 90 nuances d’acier, dont de l’inox, de l’acier galvanisé, ainsi que de l’aluminium. « Lorsque j’ai racheté la société en 2011, elle venait de se doter d’une nouvelle machine de découpe laser, un outil certes indispensable, mais qui ne nous permettait pas de nous distinguer de nos concurrents », se souvient Vincent Ossola, président directeur général d’Alsace Tôlerie.

10 % du CA avec la vente en ligne

Le dirigeant a donc choisi de ré-inventer le vieux métier qu’est la transformation métallique avec la création d’un service de vente en ligne pour les particuliers.  L’entreprise a donc pris un virage à 180° avec la création d’un site de découpe baptisé John-Steel.com. « Le postulat était d’ajouter à notre charge de production les petits volumes issus des commandes en ligne pour réaliser un traitement industriel », explique-t-il. Lancé en mai 2013, le site a totalisé 3000 commandes en 2014. La vente en ligne représente ainsi 10 % du chiffre d’affaires qui s’élève à 3,5 millions d’euros. « Cela nous apporte un complément d’activité significatif dans le bâtiment, avec par exemple un architecte d’intérieur qui nous a commandé fin août une petite série de pièces spécifiques que son entreprise sur le chantier n’arrivait pas à trouver », explique-t-il.

Commande en quatre clics

Pour que le site web fonctionne, quelques préalables sont indispensables, estime Vincent Ossala. Premier point : les plans doivent être faciles à télécharger sur le site. L’entrepreneur a fait appel à un sous-traitant pour réaliser le « drag’n cut », littéralement « glisse et découpe », qui permet de faire glisser son plan au format dxf sur le site pour son chargement. « L’analyse du plan et sa vérification s’effectuent ensuite en une fraction de seconde s’il s’agit d’un plan simple », précise-t-il. C’est ensuite le « Contour engine » qui analyse les images grâce à un algorithme et détecte d’éventuelles erreurs. Dans ce cas, un membre de l'équipe se charge de corriger les plans et d’en informer le client. « Cette personne est indispensable à la relation client et donc au succès du site », estime Vincent Ossola. Le site a été conçu pour être simple. Ainsi, trois clics suffisent ensuite à choisir la nuance de métal et l’épaisseur, tandis qu’un quatrième sert à passer la commande. Le site comprend un accès en temps réel au stock de métal de l’entreprise ainsi qu’à la base de données des prix des matériaux. Enfin, cerise sur le gâteau, les plans corrigés peuvent être hébergés sur un espace dédié. Ils sont ainsi prêts pour une utilisation future en cas de besoin. Le tarif sera mis à jour en fonction de l'évolution des prix des matières premières.

48 heures entre la dépose du plan et la livraison 

Pour se distinguer de ses concurrents étrangers, la marque mise sur la rapidité d’exécution : « entre la dépose du plan et la livraison par DHL, il ne s’écoule pas plus de 48 heures », assure Vincent Ossola. Afin de créer l’activité vente de service en ligne, la marque s’est adjoint les services de plusieurs sous-traitants. L’investissement représente un montant proche de 200 000 euros.  « Je reste le chef d’orchestre de l’ensemble des prestations », précise Vincent Ossala, les yeux rivés sur Google Analytics, un outil qui permet de connaître en temps réel la fréquentation d’un site. Le dirigeant ne néglige aucune piste puisque le site particulier s’est doublé d’un profil sur Facebook, d’un compte Twitter et d’un autre sur Instagram, où des photos des réalisations en atelier sont régulièrement postées.

Découpe en ligne pour les pros

Enfin, dernier développement de la marque : depuis décembre 2014, le site se décline en version professionnelle, « avec la volonté d’être aussi rapide que s’ils lançaient une impression depuis leur ordinateur », résume le dirigeant. Baptisé pro.john-steel.com, le site a été primé lors du Midest, le salon de la sous-traitance industrielle qui se tenait à Paris Nord Villepinte du 17 au 20 novembre 2014. Sans publicité, il apporte actuellement deux commandes par jour. Une communication ciblée va débuter en 2015. Elle devrait contribuer à atteindre l’objectif de l’entrepreneur : réaliser un tiers du chiffre d’affaires grâce aux services en ligne d’ici quelques années.

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