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Strasbourg Un trio de performances pour Malraux-Danube

christian robischon |  le 06/11/2015  |  Bas-Rhin

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Le secteur formé par la presqu’île Malraux et l’écoquartier Danube à Strasbourg n’est pas seulement l’un des plus denses de l’Est en nombre de chantiers. Il offre aussi un concentré de performances en techniques et en organisation de travaux. La preuve en trois exemples.

Haute voltige.

Livrée en septembre dernier, la Maison universitaire internationale (17 millions d’euros) a posé à l’Alsacienne du Bâtiment les défis inhérents à sa configuration : un ensemble de silos à grains à reconvertir dans un environnement en pleine urbanisation. « La dépose des anciennes structures a dû s’opérer de haut en bas des 13 étages, au moyen d’une nacelle suspendue à un portique provisoire », relate Jean-Christophe Filez, directeur de l’entreprise générale. Lors de la première phase de travaux, la reconstruction dalle par dalle a dû composer avec l’impossibilité d’aménager un ascenseur pour l’approvisionnement en matériaux.

Façade millimétrée.

A Malraux, la construction en hauteur prend une autre dimension avec les Black Swans, les trois tours d’Icade qui seront livrées en 2017 et 2018, grâce à 100 millions d’euros d’investissements. Le gros œuvre des deux premières a été lancé cet été. La recherche d’une parfaite corrélation avec la réalisation de la façade aluminium justifie l’organisation en un groupement entreprise générale/façadier qui réunit Bouygues Bâtiment Nord-Est et Bluntzer. « La structure alu enveloppe la structure à noyau en béton armé selon une trame unique, avec une tolérance limitée à 2 cm d’écart sur les 50 m de hauteur. Tout le projet a été modélisé sur des plans 3D, afin de garantir en permanence la cohérence d’ensemble », décrit Jean-Emmanuel Rapp, chef de service travaux chez Bouygues Bâtiment Nord-Est. L’absence de voiles porteurs entre les noyaux et la façade facilitera les aménagements intérieurs.

Coordination permanente.

Le travail en symbiose se reproduit, au niveau de la maîtrise d’ouvrage cette fois-ci, sur l’un des chantiers de la ZAC Danube : le programme de bureaux-logements R + 8 de Vinci Immobilier et Habitation Moderne, d’un montant de 15 millions d’euros, qui sera livré à l’automne 2016. La dalle de parking commune a conduit le promoteur et le bailleur à une coordination permanente des calendriers et des organisations de chantier, avec, par exemple, le même coordinateur SPS. « Pour le terrassement/gros œuvre attribué au groupement Wimmer-Dicker, nous avons mis en œuvre une procédure commune d’appels d’offres sur la base de l’ordonnance de 2005. Ouverture des plis, négociations avec les entreprises, installations de chantier : nous avons tout fait ensemble », soulignent Pascal Véron, directeur Est de Vinci Immobilier, et Jean-Marc Eich, directeur du développement d’Habitation Moderne. L’organisation commune s’élargit aussi à l’association syndicale libre (ASL) du parking. La gestion des contraintes de sous-sol (sismicité, nappe phréatique…) entraîne la construction d’une dalle de transfert en rez-de-chaussée, par laquelle transitent les efforts et les descentes de charge.

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PHOTO - 874181.BR.jpg - © Icade - AAD

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