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Strasbourg: le GCO voit le bout du tunnel, les entreprises aussi
Le contournement ouest de Strasbourg, qui deviendra l’A35, s’étendra sur 24 kilomètres pour rejoindre l’autoroute A 4 au Nord et l’A352 au sud. - © © CCI Alsace Eurométropole

Strasbourg: le GCO voit le bout du tunnel, les entreprises aussi

Christian Robischon, bureau de Strasbourg du Moniteur |  le 18/05/2016  |  BâtimentBas-RhinOuvrage d'art

Les travaux du contournement ouest débuteront fin 2017, au grand soulagement des chefs d’entreprise qui ont encore exprimé leur impatience mardi soir lors d’une réunion de présentation.

La «majorité silencieuse» favorable au Grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg, telle qu’elle s’auto-définit, s’est exprimée mardi soir. Certes pas dans la rue, ni dans les cabanes qui caractérisent les opposants au projet, mais dans la discrétion d’un amphithéâtre d’arrière-cour de bâtiment de périphérie. Les chefs d’entreprises membres de la CCI de Strasbourg/Bas-Rhin, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, ont exprimé de vive voix leur impatience et leur ras-le-bol face à l’absence de l’infrastructure promise depuis 40 ans.

Et donc leur espoir que, cette fois-ci, plus rien ne vienne faire obstacle à la réalisation, en conséquence du contrat de concession signé fin janvier dernier entre l’Etat et le groupe Vinci. Marc Bouron, président de la société concessionnaire dénommée Arcos, a confirmé les échéances: démarrage en cours des études et procédures administratives, lancement des travaux fin 2017, objectif de mise en service à l’automne 2020. Les 24 kilomètres en 2x2 voies seront jalonnés d’une tranchée couverte et de deux viaducs pour un total d’investissement de 553 millions d’euros HT, dont «plus de 150 millions d’euros» de travaux confiés en sous-traitance hors le groupe Vinci.

Marc Bouron, président d’Arcos (groupe Vinci), le concessionnaire du GCO, a confirmé l’objectif d’un démarrage des travaux fin 2017.
Marc Bouron, président d’Arcos (groupe Vinci), le concessionnaire du GCO, a confirmé l’objectif d’un démarrage des travaux fin 2017.

«La phase de conception-construction représentera la création de 1 000 emplois directs et indirects par an pendant quatre ans», précise Marc Bouron. Elle est pilotée par le groupement Socos, constitué des filiales de Vinci ( Dodin Campenon-Bernard mandataire, Eurovia, Vinci Construction France, Vinci Construction Terrassement, Vinci Energies) et de l’ingénieriste Ingérop.

Feux verts et feux rouges

Rebaptisé «contournement ouest de Strasbourg» (COS) par le concessionnaire, le projet s’affiche comme un maillon clé d’une amélioration de la mobilité dans l’agglomération engorgée. L’ensemble de mesures comprend le développement des transports collectifs et la réalisation de la rocade Sud et de la voie de liaison intercommunale ouest (VLIO), rappelle Jean-Luc Heimburger, président de la CCI de Strasbourg/Bas-Rhin.

La CCI a souhaité souligner cette dimension plus globale dans un document intitulé «Repenser l’accessibilité de l’Eurométropole Strasbourg». Dévoilé mardi soir, il identifie plusieurs pistes complémentaires, dans le but de porter à 40 000 véhicules/jour la réduction du trafic routier, soit 15 000 de plus que le report de trafic de l’autoroute A 35 qui est attendu du COS (pour une circulation totale actuelle de 180 000 véhicules/jour).

« Nous sommes la majorité silencieuse. Soyons mois silencieux ! » a lancé mardi soir Jean-Luc Heimburger, président de la CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin.
« Nous sommes la majorité silencieuse. Soyons mois silencieux ! » a lancé mardi soir Jean-Luc Heimburger, président de la CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin.

Sur la base d’entretiens avec les chefs d’entreprise, il fait le tri entre ce que le monde économique souhaite et ce qu’il ne souhaite pas. Dans la première catégorie, symbolisée par des feux verts, on trouve la limitation de la vitesse en temps réel en fonction du trafic, la circulation des transports en commun sur la bande d’arrêt d’urgence sur l’A 35 et un système de limitation du transit de véhicules légers et utilitaires légers. Les feux rouges, à proscrire, comprennent une voie réservée aux transports en commun (jugée trop dangereuse pour les reports à droite en vue de prendre les sorties) et un même péage pour tous.

Des millions d'heures de travail à regagner

Sur ce dernier point, Arcos s’est borné à rappeler la possibilité de réductions jusqu’à 13% pour les poids lourds, par rapport au tarif de base prévu à 40 centimes du km, ce qui donnerait un total de l’ordre de 9 euros pour 22 km payants sur les 24 du trajet.

Le niveau du péage devra être apprécié au regard d’un chiffre rappelé par Jean-Luc Heimburger: 25 euros. « C’est ce que coûte un salarié bloqué pendant une heure dans sa camionnette à ne pas produire». Aux entreprises de la région, le concessionnaire du COS promet de faire gagner «10 millions d’heures de travail».

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