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Stéphane Mouchot Directeur général de l’organisme de qualification de l’ingénierie (OPQIBI) « L’OPQIBI est indépendant, impartial et transparent »
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Stéphane Mouchot Directeur général de l’organisme de qualification de l’ingénierie (OPQIBI) « L’OPQIBI est indépendant, impartial et transparent »

propos recueillis par Dominique Errard |  le 27/03/2009  |  EnergieEntreprisesArchitectureRéalisationsEurope

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L’organisme de qualification de l’ingénierie vient d’obtenir l’accréditation du Cofrac qui reconnaît l’indépendance, l’objectivité et la transparence de son action. Son nouveau directeur général fait le point sur la modernisation de la structure et sur les dossiers en cours.

ML’OPQIBI est accrédité par le Cofrac depuis le 1er janvier. Qu’est-ce que cela change pour les maîtres d’ouvrage ?

L’accréditation que nous a délivrée le Cofrac sur la base de la norme NF X50-091 reconnaît officiellement notre indépendance ainsi que la transparence et l’impartialité de notre système de qualification d’entreprise. Elle augmente la crédibilité de nos certificats, et apporte ainsi une garantie supplémentaire aux maîtres d’ouvrage dans leur processus de sélection de fournisseurs d’ingénierie compétents.

MPourquoi avoir évolué ?

Rappelons que c’est la profession – non réglementée – de l’ingénierie, via les fédérations professionnelles, qui a été à l’origine de la création de l’OPQIBI et l’a dirigé pendant 25 ans. En 2001, dans le cadre d’un processus de modernisation visant à renforcer la confiance des donneurs d’ordre à l’égard de nos qualifications, l’organisme est devenu « tierce partie », c’est-à-dire une entité où sont représentés à parité les professionnels, les clients et les institutionnels. Parallèlement, les pouvoirs publics ont souhaité déléguer au Cofrac le contrôle du fonctionnement des organismes de qualification, et cela, sur la base d’une norme.

MVotre accréditation entraîne-t-elle davantage de demandes de qualification ?

Il est encore trop tôt pour le savoir ! Notons toutefois que le nombre de qualifiés augmente régulièrement depuis 20 ans. Fin 2008, nous comptions 1 058 qualifiés, soit 20 de plus qu’en 2007 et cela, malgré davantage de déqualifications dues à des exigences qualitatives plus strictes liées à notre accréditation.

MComment la crise impacte-t-elle cette évolution ?

Nous n’avons pas constaté de chan­gement à ce jour. Les entreprises abandonneront peut-être la qualification en cherchant à réduire leurs coûts. Ou, au contraire, elles seront plus nombreuses à y recourir afin de se démarquer de la concurrence, comme cela a été le cas lors de la précédente crise dans les années 1990.

MQuelles nouvelles actions menez-vous maintenant que votre modernisation a abouti ?

Nous considérons l’accréditation du Cofrac comme une étape importante vers la reconnaissance officielle de notre système au niveau européen. L’objectif d’une telle reconnaissance est très pratique : comment éviter aux ingénieristes d’avoir à faire de trop nombreux et coûteux dossiers de candidatures pour les marchés européens. Une première réponse consisterait peut-être à reconnaître les différents systèmes de qualification d’entreprise les plus évolués à l’intérieur de l’Union européenne (en Angleterre et en Allemagne) et à créer des passerelles entre eux. Actuellement, nous participons avec Qualibat à un groupe de travail européen sur la qualification des personnels et des professions. C’est pour nous l’occasion de promouvoir le concept de qualification d’entreprise auprès de nos partenaires.

MLe Grenelle de l’environnement se décline-t-il aussi dans votre activité ?

Bien sûr ! Avec une forte incitation à l’utilisation des technologies nouvelles (panneaux solaires, pompes à chaleur…), à la conception bioclimatique ou à l’utilisation de matériaux nouveaux, etc. Et cela associé à de nombreuses aides financières publiques. Pour les maîtres d’ouvrage, il est indispensable de pouvoir s’appuyer sur des signes de qualité, concernant tant les ouvrages que les entreprises qui les conçoivent et les fabriquent. Il serait d’ailleurs logique que les incitations fiscales soient de plus en plus orientées vers les clients, professionnels ou non, recourant à des ingénieristes ou des entreprises qualifiés.

MC’est valable pour toutes les subventions publiques…

Tout à fait. L’Ademe, par exemple, met sur pied un portail de référencement de prestataires d’ingénierie où seront clairement identifiés les qualifiés OPQIBI. A terme, son objectif est d’attribuer ses aides aux maîtres d’ouvrage qui auront fait appel à des ingénieristes titulaires de la qualification « énergie » ou « environnement ». D’ailleurs, dans la même démarche, nous élaborons à la demande de l’Ademe une nouvelle qualification en « audit énergétique » pour la mi-2009.

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