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Stades de l'Euro : la société française du gazon défend la filière française
Jean-Marc Lecourt, président de la société française des gazons, défend la filière française, mise en cause par des accusations "parfaitement injustes" à ses yeux. - © © SFG

Stades de l'Euro : la société française du gazon défend la filière française

Laurent Miguet |  le 21/06/2016  |  SportAlpes-MaritimesBouches-du-RhôneNord

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L’union des associations européennes de football (UEFA) détiendrait l’entière responsabilité de l’état calamiteux des pelouses des stades de Nice, Marseille et Lille, selon la société française des gazons. L’association défend becs et ongles le savoir-faire de la filière française qu’elle représente.

Derrière le débat sur les gazons de l’Euro 2016, se cache la mise en cause de la gouvernance européenne du foot : « Quelques jours avant le début de la compétition, des instructions émises par Richard Hayden, consultant de l’UEFA pour les pelouses, se sont imposées aux équipes en place. Il voulait replaquer tous les stades », affirme Jean-Marc Lecourt, président de la Société française des gazons (SFG), association représentative des professionnels de la filière. Finalement, l’injonction ne s’est appliquée qu’aux stades de Marseille, Nice et Lille… « Les seuls qui aujourd’hui posent problème… Sans doute une coïncidence », grince le communiqué diffusé le 17 juin par la SFG.

Placage inadapté et  pourri

« Pour appliquer les directives de son consultant, l’UEFA a missionné l’autrichien Richter, qui réalise ses placages en Slovaquie », poursuit Jean-Marc Lecourt. Or, selon le président de la SFG, ces produits importés à la hâte se révèlent incompatibles avec les substrats en place. Cerise sur le gâteau : « A Lille, les aléas logistiques ont déclenché une surchauffe qui a entraîné la pourriture du gazon », précise Jean-Marc Lecourt.

La SFG réagit avec d’autant plus de vigueur que la polémique a affecté l’image de la filière qu’elle représente, au moment où ses efforts de montée en qualité portent leurs fruits : « Le championnat des pelouses mis en place par la Ligue du football professionnel montre les progrès en cours, particulièrement sensibles à Lille, dont les notes avoisinent 15/20 », témoigne Jean-Marc Lecourt. A Marseille, où la société Parcs & Sport. entretient le stade Vélodrome, le Français Natural Grass a équipé la pelouse avec son substrat hybride AirFibr, jusqu'à ce que l'UEFA ne vienne y mettre le hola, juste avant l'Euro. Le stade Pierre Mauroy de Lille, géré par Terrenvi, prépare pour la fin de cette année sa conversion à l'hybride, selon le système de Desso International (groupe Tarkett). « Malgré ses progrès incontestables, la filière française souffre d’un manque de reconnaissance. Nous continuerons à la défendre, face aux accusations parfaitement injustes déclenchées par l’Euro », insiste le président de la SFG.

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