Qualité/Sécurité

Spécial technique – Béton, dis-moi qui tu es

Mots clés : Béton - Industriels du BTP

Lafarge teste des puces RFID pour tracer les bétons. Avec un numéro unique, chaque puce renvoie aux propriétés du béton indiquées sur le bon de livraison, ce qui permet d’anticiper une éventuelle rénovation.

Originale, la tour D2, sur le point d’être livrée dans le quartier de La Défense, près de Paris, l’est à plus d’un titre. Tout d’abord, son noyau en béton sert à fixer une exostructure métallique. De plus, la réalisation du noyau a nécessité le coulage d’importantes quantités de béton, 300 m3/niveau, avec, à chaque étage, plus de 60 inserts pour la mise en place de la structure métallique. « Ces quantités inhabituelles pour les tours de La Défense nous ont obligés à choisir un béton autoplaçant avec un temps de prise plus long », explique Philippe Rouchette, directeur du projet chez GTM Bâtiment.

Vu les enjeux, l’entreprise a choisi de tester le système de traçabilité du béton développé par Lafarge avec des puces RFID (radio frequency identification). Cette technologie est utilisée depuis de nombreuses années, dans la grande distribution notamment. Elle consiste ici à intégrer dans le béton des puces RFID avec un numéro unique. Etanches, résistantes à des températures de 170 °C, aux milieux basiques et aux contraintes du malaxage, elles sont conçues pour ne pas altérer les propriétés intrinsèques du béton. Ajoutées dans chaque gâchée, les puces de 1,2 cm de diamètre se comportent comme un agrégat.

 

Dis-moi d’où tu viens…

 

Le numéro unique de chaque puce correspond à des données relatives au béton qui sont stockées sur un serveur distant. « Pour l’instant, les informations sont celles du bon de livraison et indiquent par exemple la référence du béton, sa centrale d’origine, la date et l’heure de la fabrication », précise Patrick Hugon, responsable de l’informatique industrielle chez Lafarge.

La lecture des puces s’effectue via des dispositifs développés spécialement par l’industriel, soit sur le béton frais à la livraison sur le chantier, soit sur le béton durci. Dans ce cas, l’opération nécessite au préalable une détection de la puce dans le voile et l’utilisation d’un boîtier qui lit pour chaque puce RFID les informations qui y sont rattachées. Ce dispositif pourrait ainsi délivrer au constructeur et à l’utilisateur des informations sur le bâtiment, les matériaux utilisés, les méthodes de mise en œuvre… et constituer une réponse aux problèmes de rénovation et de déconstruction, pour lesquels il est souvent difficile de connaître l’origine et le type de béton utilisé au-delà des garanties décennales.

 

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