Immobilier

Soutien au bâtiment : les promoteurs sont pleinement satisfaits

« Une vraie mesure de soutien à l’emploi », « un effort sans précédent en faveur du logement »… les promoteurs immobiliers sont très satisfaits de l’annonce surprise du gouvernement du rachat de plus de 30.000 projets de logements qui n’ont pas trouvé d’acquéreurs.

« Ce n’est pas une mesure en faveur des promoteurs, mais une vraie mesure de soutien à l’emploi et la construction de logements qui permet d’éviter que la crise continue de s’aggraver », s’est félicité Jean-François Gabilla, président de la Fédération des promoteurs et constructeurs (FPC). Acheter ces logements à un prix décoté, comme le prévoit l’Elysée, « ne veut pas dire vente à perte. Car sinon le promoteur ne vendra pas ses logements », a-t-il noté. Selon le président de la FPC, les 70.000 projets de logements qui ne pourront être mis en chantier, dont 30.000 doivent être rachetés par l’Etat, « représentent 2 milliards d’euros de TVA et 120.000 emplois ».
De son côté, le P-DG du premier promoteur immobilier français Nexity, Alain Dinin, a salué un « effort sans précédent en faveur du logement ». Cela « démontre enfin que les pouvoirs publics ont pris la pleine mesure de la gravité de la situation du marché immobilier et de ses conséquences, en termes d’emplois, de croissance et de pénurie de logement », ajoute M. Dinin, dans une déclaration à l’AFP.

Un bémol toutefois. « Pour que ces mesures de soutien donnent leur plein effet, il faut que les acteurs se mobilisent et travaillent ensemble car le diable se cache dans les détails », poursuit M. Dinin.
Même inquiétude chez Bouygues Immobilier. « Il s’agit globalement d’une bonne mesure mais il reste un certain nombre de choses à préciser », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la filiale du groupe Bouygues. Le promoteur se demande notamment « sur quel type de logement le programme porte ». « C’est plutôt bien s’il s’agit de racheter des logements terminés ou inachevés, mais c’est plus compliqué à mettre en oeuvre sur des logements dont le chantier n’a pas démarré », a-t-il précisé.
Enfin, Bouygues Immobilier estime qu’il « manque » dans ces mesures l’extension de la TVA à 5,5% pour les programmes destinés aux primo-accédants à la propriété « qui seraient en dessous d’un certain plafond de ressources ».

En revanche, tous sont unanimes pour saluer l’extension au logement collectif du « pass-foncier », un dispositif qui permet d’acheter les murs avant le terrain et qui « va permettre de solvabiliser des ménages modestes ».
Jean-Philippe Defawe (avec AFP)

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