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Somme Pierre et Vacances lance son « écovillage de loisirs »

ELISABETH GILLION |  le 13/06/1997  |  SommeNordFrance Collectivités localesDirective européenne

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L'investissement de 400 millions dans un espace préservé se veut exemplaire sur le plan du style, des méthodes de construction et du respect de l'environnement.

D'ici à cinq ans, Pierre et Vacances va poser une résidence de loisirs de 500 logements dans les dunes entre Quend et Fort-Mahon, là où la nature n'a plus rien de sauvage, puisque plusieurs routes y mènent aux équipements de loisirs : golf, aquaclub et, bientôt, tennis et sports nautiques. La ZAC de Belledune s'étend sur 250 ha, sur lesquels le nouveau village se limite à 35 000 m2 Shon. Gérard Brémond, P-DG de Pierre et Vacances, est formel : « A l'avenir, ce projet devra servir de référence sur la façon de concilier aménagement touristique de masse et sauvegarde de l'environnement. »

Sur le terrain, le responsable du programme, Jean-Loup Garret, partage la vision du syndicat mixte et maître d'ouvrage délégué, le Smacopi : « La nature est notre capital, et Belledune, l'image de marque d'un aménagement qui favorise le développement durable. »

Le cahier des charges imposé est strict

En effet, l'ensemble des investissements sur la côte picarde est encadré par le Smacopi : le front de mer est interdit de construction depuis quinze ans, le moindre mètre carré où pousse une plante rare est rétrocédé au Conservatoire du littoral, le cahier des charges imposé aux bâtisseurs est strict, et les concepteurs doivent s'inspirer du « style balnéaire 1900, qui a fait les beaux jours de cette côte ».

Suivant cette tradition, Belledune rassemble donc des chalets en brique et bois, assez exubérants dans les détails, dotés de balcons, de bow-windows et de décors en zinc. L'architecte Pierre Diener aligne des bandes d'habitations et des villas à un étage, tout en jouant de la couleur et de l'identité picarde : « Chacune de nos maisons est unique », explique Jean-Loup Garret, qui s'est également organisé pour fournir du travail aux entreprises locales.

Une conception écologique pour séduire les sportifs

« Vivre en écovillage de loisirs » signifie qu'on laisse sa voiture à l'entrée pour circuler à vélo. Au-delà des plantations d'essences locales sous l'égide du belge Marc Molter, Pierre et Vacances veille aux économies d'eau, prévoit une station d'épuration par lagunage, des réseaux souterrains et le tri sélectif des déchets.

Le Smacopi a déjà expérimenté avec succès cette approche rigoureuse lors de la construction du golf voisin. Cette « conception écologique » est destinée à séduire les sportifs d'Ile-de-France et d'Europe du Nord qui devraient arriver en nombre après l'ouverture de l'A16 Paris-Amiens-Calais l'été prochain, et de l'A29 Rouen - Amiens - Saint-Quentin d'ici à trois ans.

Belledune en chiffres

Sur un terrain de 150 ha, l'investissement global se monte à 400 millions : Pierre et Vacances prévoit 300 millions pour bâtir 360 maisons accolées en bandes basses, 80 appartements et 60 villas, plus des commerces de proximité, un espace séminaires et des restaurants. La construction du hameau témoin a démarré ; la première tranche de 100 logements va suivre.

Les collectivités locales et le Feder (fonds européen de développement régional) financent les espaces publics pour 96 millions de francs : le lac de 2,9 ha et les accès sont actuellement réalisés par Quille ; suivront le traitement paysager, le tennis, l'école d'équitation, le parking de 530 places, des pistes cyclables, les ponts et passerelles en bois...

Belledune en chiffres

Sur un terrain de 150 ha, l'investissement global se monte à 400 millions : Pierre et Vacances prévoit 300 millions pour bâtir 360 maisons accolées en bandes basses, 80 appartements et 60 villas, plus des commerces de proximité, un espace séminaires et des restaurants. La construction du hameau témoin a démarré ; la première tranche de 100 logements va suivre.

Les collectivités locales et le Feder (fonds européen de développement régional) financent les espaces publics pour 96 millions de francs : le lac de 2,9 ha et les accès sont actuellement réalisés par Quille ; suivront le traitement paysager, le tennis, l'école d'équitation, le parking de 530 places, des pistes cyclables, les ponts et passerelles en bois...

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Les petites entreprises se préparent

A l'annonce du chantier, le restaurateur Jean-Pierre Boulard, président de « Force 8 », l'association des artisans et commerçants de Fort-Mahon, a pris l'initiative de réunir les artisans du bâtiment pour leur proposer de se regrouper. Les statuts du groupement sont en cours de définition : « Nous prenons notre temps, car cette union est conçue pour durer », explique-t-il. Il penche néanmoins pour une coopérative « qui laisse plus de liberté aux entreprises qu'un GIE, tout en établissant de strictes règles de coopération ». Force 8 n'était pas prête lors de l'appel d'offres pour le premier chantier. II a été attribué à des sociétés du Pas-de-Calais, mais Jean-Pierre Boulard ne s'en inquiète pas : « Grâce à l'appui des juristes des chambres consulaires, lors de la prochaine consultation notre dossier sera au point. Nous obtiendrons sûrement une part de la construction neuve, et nous resterons pour assurer la maintenance ! »

De plus, Jean-Pierre Boulard contactera les élus pour faire connaître sa démarche et se positionner sur d'autres marchés, comme la rénovation des innombrables meublés vétustes sur la côte.

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