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Solutions innovantes en génie urbain

rémi cambau, pierre delohen, josette dequéant, bertrand escolin, annick loréal, laurent miguet, nathalie moutarde |  le 14/11/1997  |  Conception-réalisationDéchetsArchitecture intérieureCulteInnovation

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-Des services techniques se distinguent en réponse aux exigences nouvelles de reconquête urbaine. -L'Institut national du génie urbain veut passer de l'ingénierie technique à l'aide à la décision.

« L'international, une nouvelle dimension pour l'action locale ». Le thème du congrès des maires de France - les 17, 18 et 19 novembre à la porte de Versailles - est moins éloigné qu'il n'y paraît des préoccupations quotidiennes des techniciens de toutes spécialités en charge de l'aménagement des villes au sein des services.

En effet, la concentration de la moitié de la population mondiale dans les villes - elle est de 80 % dans les pays de l'Union européenne - fait reposer la responsabilité d'un développement équilibré et durable, au premier chef, sur les autorités locales. Daby Diagne, président de la région de Louga, au Sénégal, et de l'Assemblée mondiale des villes et autorités locales, le rappellera au congrès. Par exemple, 70 à 80 % de l'énergie mondiale est consommée dans les villes des pays développés.

Une démarche économe des ressources

De fait, les problèmes que les élus demandent à leurs services techniques de résoudre s'inscrivent de plus en plus dans une démarche économe des ressources, et ce, dans le cadre de projets globaux d'amélioration de la qualité de vie en ville. Projet Neptune de réhabilitation de friches portuaires à Dunkerque, plan vert à Lyon, plan de déplacements urbains en Ile-de-France - décliné dans les Hauts-de-Seine -, à Strasbourg et à Nantes... Tous ces programmes ont conduit à mettre au point les solutions présentées dans les pages qui suivent.

Mais l'apport des spécialistes ne saurait se résumer à l'innovation technique au sens strict. Gérard Blanc, nouveau directeur de l'Institut national du génie urbain, à Lyon - l'Ingu.l - , entend développer une capacité d'expertise plus globale (entretien ci-après). En phase avec les réseaux de l'Association des ingénieurs des villes (AIVF) et de la Fédération nationale des agences d'urbanisme (FNAU), l'Institut viendrait ainsi compléter l'offre « technicienne » mise au service des élus pour faire - ou refaire - des villes des lieux d'urbanité.

Comment analysez-vous les capacités des services des collectivités à innover dans le génie urbain ?

GERARD BLANC. Je crois plus dans l'innovation en matière de management global des villes qu'en matière d'innovation technique au sens strict du terme. La seconde résulte d'un simple progrès ordinaire, inquiétant s'il n'existait pas, mais pas dominant. Dans la situation de crise relative des finances publiques en général, où l'on doit faire mieux avec moins, obligation est faite d'être intelligent et de raffiner le management lui-même.

Comment être intelligent en matière de dépenses publiques ?

Exemple, dans un environnement marqué par le chômage, pourquoi ne pas introduire une variable emploi dans les marchés publics ? En quelque sorte rapporter la richesse à l'emploi au franc dépensé. A Fribourg en Suisse, pour réaliser une tranche de 350 logements, le maître d'ouvrage a imposé la participation de cinquante architectes et d'autant de bureaux d'études. Les entreprises ne pouvaient réaliser plus de 15 logements. D'où le recours aux PME locales. La richesse en emplois de ce type d'organisation est plus forte.

Vous insistez sur le management.

Je pressens une capacité plus importante d'innovation par une approche nouvelle du management aussi bien interne qu'externe. Ainsi, à la double faveur d'un fort engagement du politique et de la tête des services, l'organisation évolue vers une structure désormais horizontale par mission ou par projet comme à Brest, Le Mans ou Lille. Une organisation qu'on ne trouvait pas jusqu'à présent dans le public. Le champ de progrès au quotidien est également conséquent entre la collectivité et le citoyen. Les Lillois ont consulté en plus grand nombre le schéma directeur d'urbanisme de l'agglomération sur Internet qu'en se rendant sur le terrain, sur les sites de consultation.

Quel peut être le rôle de l'Institut national du génie urbain en matière de service aux élus ?

Il apporte une expertise pour une aide à la décision, de type presse bouton, sur le court terme par la construction d'une petite équipe. Il met également en commun les données et les moyens, avec le retour d'expérience des études de cas afin de nourrir l'innovation dans le management. Il organise l'expérimentation en commun sur plusieurs villes pour une fertilité plus grande. Derrière ces thèmes les plus palpables, il assure et valorise la communication et sa diffusion. Via des structures existantes telles le CNFPT, cette expérimentation et ce vivier d'experts peuvent nourrir des formations de type action.

L'aide à la décision est bien la première cible du futur Institut français de l'ingénierie et de la gestion urbaine auquel vous réfléchissez ?

Plutôt que de s'en tenir à l'ingénierie urbaine, au sens strictement technique du terme, la perspective est de renforcer la connaissance sur les domaines techniques lorsqu'elle est insuffisante, mais aussi et surtout de croiser les choix techniques dans un domaine, avec les autres secteurs de la gestion urbaine, d'anticiper sur les conséquences financières, juridiques et managériales qu'ils peuvent avoir à court, moyen et long termes. L'objectif est d'aider à l'émergence de priorités, voire à la restructuration des actions globales des collectivités. Le but final est bien sûr la satisfaction quantitative et qualitative des usagers des services publics et de la gestion locale.

Quels pourraient être les domaines de prédilection de cet institut nouveau ?

Ils seront définis par son comité d'orientation. Il pourra s'agir des services publics, eau, assainissement, transports, collecte et traitement des déchets. L'interface entre les réseaux nécessaires au bon fonctionnement de ses services sera particulièrement concernée, tout comme l'approche qualitative du niveau de service rendu et son incidence sur les coûts de gestion, la tarification et la satisfaction des usagers.

«Au-delà de l'innovation technique au sens strict, un champ de progrès important reste à couvrir en matière de management global des villes.»

PHOTO :

Gérard Blanc, directeur de l'Institut national du génie urbain : «Pour une capacité d'expertise plus globale.»

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Prix 1997 du design industriel

Parmi les 28 produits primés le 6 novembre par l'Institut français du design à l'occasion des Janus 97 de l'industrie, ce lampadaire d'éclairage urbain de la société 3E International, une PME lorraine basée à Custines (37 salariés), spécialisée dans le mobilier urbain en aluminium, et alliée au groupe champardennais GHM - spécialiste, lui, de la fonte.

Conçue par le cabinet Alternative Design de Villers-lès-Nancy (Olivier Cahez et Stéphane Masini), la gamme de lampadaires Sygma se veut « une alternative à la perpendicularité simplificatrice ». Elle se décline à différentes hauteurs, en un ou deux feux et en applique.

Matière : aluminium thermolaqué-polyester (acier galva conseillé pour les modèles de grande hauteur dans les régions très ventées). Couleur à définir.Mâts cylindro-conique ou à rehausse tubulaire avec borne.

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Produits de voirie en béton

Pavés, dalles, bordures, mobilier urbain... La Fédération de l'industrie du béton (la FIB) organise, avec le centre d'information sur le ciment (Cimbéton) une série de rencontres régionales sur l'utilisation des produits de voirie en béton pour l'aménagement des villes.

Après Paris, Marseille, Bordeaux et Toulouse, les trois prochaines réunions-débats se tiendront dans les villes suivantes :

La Rochelle, le 18 novembre, centre des Congrès, quai du Lazaret, port des Minimes ; 17000 La Rochelle;

Lyon, le 25 novembre ; abbaye de Collonges ; 69660 Collonges au Mont d'Or;

Nantes, le 9 décembre, cité des Congrès ; 5, rue de Valmy, 44041 Nantes.

Renseignements : Franck Galle, tél. : 01.49.65.09.09.

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