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Solaire et zéolithe, un mariage prometteur

Laurent miguet |  le 31/01/2014  |  BâtimentEquipementEnergieMatériel de chantierMaison individuelle

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La pompe à chaleur gaz à adsorption basée sur la zéolithe fait son entrée sur le marché français de la rénovation des maisons individuelles. Principal atout de la solution : l’excellente valorisation du solaire thermique.

«D’emblée, le rendement m’a impressionné. » Sous le brouillard glacé de début décembre, à Strasbourg, Roland Leicht, propriétaire d’une maison de 150 m 2 habitables, ne cache pas sa satisfaction en regardant l’écran de supervision de sa nouvelle installation de chauffage par panneaux solaires (7,5 m 2 ) et pompe à chaleur gaz (PAC). Celle-ci utilise les propriétés adsorbantes d’une sorte d’argile, la zéolithe, qui produit un dégagement de chaleur pouvant être transmis au circuit de chauffage lorsqu’elle est mise en contact avec de la vapeur d’eau (phase d’adsorption). « Utilisée comme fluide frigorigène, l’eau est préchauffée grâce à un échangeur solaire, puis vaporisée dans un module sous vide d’air », peut-on lire dans la documentation de Vaillant, le fabricant de la PAC. Après adsorption, la zéolithe est asséchée par une chaudière gaz à condensation (phase de désorption). Et se condensant, la vapeur d’eau dégage à son tour de la chaleur pouvant être transférée au circuit de chauffage avant qu’un nouveau cycle ne démarre. Le fabricant annonce un rendement supérieur de 20 % à celui d’une chaudière à condensation couplée à du solaire. Et grâce au module sous vide, le cycle peut démarrer dès lors que le fluide sort des capteurs à une température de 3 °C, donc même par grand froid.

Retour sur investissement espéré en dix ans

Isolée par l’extérieur depuis sa construction au début des années 1990, dotée de double vitrage et équipée d’une toiture bien orientée, la maison devrait, grâce à cette installation, voir sa facture annuelle de gaz passer de 2 100 à 900 euros (32 000 à 13 800 kWh). L’installation ayant coûté 23 000 euros, dont 2 000 euros pour le nettoyage des réseaux d’eau chaude sanitaire et de chauffage, le maître d’ouvrage compte l’amortir en une dizaine d’années. « Le coût est comparable à celui d’une pompe à chaleur sur sonde, hors coût de forage », précise Roger Bock, chef du service Développement énergie gaz à la société d’économie mixte strasbourgeoise Réseau GDS. Un distributeur public local décidément tourné vers l’innovation puisqu’il avait déjà favorisé l’installation de l’écogénérateur De Dietrich (une chaudière qui produit aussi de l’électricité) dans la région, il y a quelques années. Chargé du chantier de M. Leicht, Olivier Schmitt, gérant d’Olivier Chauffage (quatre salariés à Barr, Bas-Rhin), a commencé par calculer les déperditions et évaluer le besoin maximal de la maison - 15 kW en l’occurrence - de façon à éviter tout sur ou sous-dimensionnement. Concernant l’hydraulique, le chauffagiste a adapté certaines prescriptions du fabricant. « Pour les échanges thermiques entre les circuits, Vaillant conseille l’utilisation d’une bouteille de mélange. Je préfère l’échangeur à plaques. » De même, s’agissant des risques de corrosion liés au chauffage au sol, Olivier Schmitt a opté pour un inhibiteur dilué à 1 % plutôt que pour une barrière physique. Ces précautions permettront-elles d’atteindre l’objectif « zéro maintenance » sur toute la durée de vie de la chaudière ? Le manque de recul, y compris en Allemagne où la commercialisation a démarré il y a une dizaine d’années, constitue la principale inconnue de cette solution.

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Fiche technique

Maître d’ouvrage : famille Leicht. Assistant au maître d’ouvrage : Réseau GDS. Installateur : Olivier Chauffage. Investissement : 23 000 euros TTC. Mise en service : octobre 2013.

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