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Smart cities : les contours d’un monde orange

le 09/07/2013  |  Smart CityFrance GirondeInternationalTechnique

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Orange communique fortement sur ces réussites et projets en matière de ville, transport et bâtiment intelligent. Premiers résultats tangibles de son programme « Smart Cities ».

A défaut d’être le quotidien des villes et de leurs habitants, le smart cities (ville intelligente) est d’ores et déjà un terrain économique où s’affrontent  trois types d’acteurs : les énergéticiens, les industriels de matériel électrique et ceux des technologies de la communication.   Des affrontements à géométrie variable où les concurrents d’aujourd’hui sont les partenaires  de demain et inversement.  Les enjeux sont assez considérables : ils représenteront en 2016,  40 milliards $ d’investissement à l’échelle du globe contre 10 milliards en 2010 (Source : Orange d’après ABI Research).

L’opérateur historique des télécommunications a  clairement ciblé ce  relais de croissance dans son plan stratégique « Conquêtes 2015 ». En 2011, Smart Cities est lancé. Dirigée depuis 18 mois par Nathalie Leboucher (issue du monde du transport), l’équipe Smart Cities présentait  ce lundi ces premières  réalisations et annonçait une collaboration avec Street Line.

Des parkings intelligents



Street Line permet à un automobiliste de repérer les parkings disponibles dans une ville, de repérer les commerces et services accessibles à proximité,  d’être guidé jusqu’à la place libre et de s’acquitter du stationnement.   Tout cela grâce à son smartphone !  La gestion des parkings pour la commune gagne en fluidité en contrepartie d’un investissement ne dépassant pas 5% du montant de la place de parking pour poser un capteur par emplacement, le réseau télécom et la plateforme de gestion.  Street Line, société californienne, qui  équipe de nombreuses villes anglaises, allemandes et naturellement américaines, accorde à Orange Business Services, le développement du système « en France et  au-delà » (sic) précise Zia Yusuf, directeur général de Street Line. Prochainement, sera dévoilé le nom d’une ville équipant 300 places de son centre historique avec le système Street Line. Une première étape avant la généralisation des 2500 places de la commune ?

Le smartphone au cœur du dispositif



Le smartphone constitue le premier vecteur du  développement Smart Cities d’Orange.  Les portables androïd des agents du Conseil Général des Alpes Maritimes sont alertés des catastrophes naturelles par Cemer, le portail de gestion des risques naturels développé avec Ariane Espace. Via le « e-ticketing ».

Il permet de payer son trajet dans les véhicules de la compagnie des transports strasbourgeois.  A Bordeaux, il deviendra au printemps 2014 l’assistant personnel du citoyen via l’application Bordeaux en poche. Grâce à lui, on peut suivre (anonymement)  les comportements des touristes et permettre à Bouche du Rhône Tourisme d’en déduire sa stratégie.

En grande partie, ce développement découle de l’expertise  d’Orange  sur  la technologie NF C Near Field Communication qui permet l’échange entre un lecteur et un smartphone équipé. Lors de la conférence de presse, certaines questions laissaient entendre que le NFC, encore peu connue du grand public et peu usité par les autres opérateurs téléphoniques, sera mal employé au quotidien. Nathalie Leboucher répond que les efforts de communication des agences Orange, le déploiement des « cartes NFC » qui adaptent n’importe quel terminal à cette technologie ou les efforts de développement au niveau mondial font du NFC,  le standard de l’avenir.

La mobilité vise aussi à rendre le véhicule connectable à Internet.  Orange installe (ou installera) donc la 4 G dans les autocars (Conseil général de Loire Atlantique), les TGV Est,  les voitures d’un grand constructeur automobile (5 millions de véhicules prévus).  Enfin, l’opérateur a créé avec la SNCF et Total, Ecomobilité Venture, un fond de soutien aux start-up qui innovent en matière de mobilité, d’autopartage (Move About), de location entre particulier (Ouicar) ou de roue électrique (ez wheel).

Une montée en puissance collaborative



Le partenariat est une des méthodes choisies par Orange pour explorer ce nouvel horizon que sont les smarts cities.  L’acquisition de son savoir-faire en terme de Smart grid et de smart building est d’ailleurs le fruit de cinq ans de collaborations avec RiC (Rayad Investment  Company) pour la création de quartiers connectés en Arabie Saoudite : le King Abdullah Financial Distric  et le IT & Communication complexe. Une expérience qu’il vient apporter à de nouveaux partenariats .

Avec Veolia, Orange a créé M2O qui développe des compteurs intelligents d’eau. 700 000 sont installés en Ile de France, deux programmes de 300 000 en Ile de France et 100 000 au Havre sont d’ores et déjà signés. D’ici 2020, 5 millions d’usagers seront équipés parallèlement aux dispositifs Linky d’Erdf et Gazpar de Grdf.

Enfin, Orange rejoint le programme Smart Electric Lyon qui autour d’EDF réunit 19 industriels de l’électricité, des télécoms, et acteurs de la recherche universitaires (CSTB notamment).  Il s’agit d’un test grandeur nature des systèmes électriques de demain  auprès de 25 000 consommateurs volontaires ( habitants, commerçants, entreprises) situés dans les zones urbaines, périurbaines de région Lyonnaise.  L’expérimentation durera 4 ans et étudiera autant les questions techniques que sociologiques ou économiques.  Un test pour un futur déploiement national d’un modèle de smart cities.

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