Energie

« Smart Avenir Energies est une démarche pour soulager la consommation électrique de Paca », Alain Mille, directeur développement à GRDF

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Electricité - Gaz - Gestion et opérations immobilières - Maîtrise d'ouvrage

Pour ses quatrièmes assises de la transition énergétique en région Provence Alpes Côte d’Azur organisées à Marseille, le 13 février, le club Immobilier Marseille Provence, a présenté le bilan d’un an de partenariat avec GRDF et RTE pour promouvoir le mix énergétique gaz-électricité à travers « Smart Avenir Energies ». Depuis son lancement en février 2017, la démarche a trouvé ses adeptes auprès de maîtres d’ouvrage publics et privés en Paca. D’après GRDF, les 12 000 logements, dont 2 000 en rénovation, ont permis de libérer 48 millions de kWh électriques. Intervenu à ses assises, Alain Mille, directeur développement à GRDF, a expliqué pourquoi la démarche a du sens.

Pourquoi la démarche « Smart Avenir Energies » a-t-elle du sens ?

Alain Mille : « Smart Avenir Energies » répond à une volonté des pouvoirs publics de soulager la consommation électrique de la région Provence Alpes Côte d’Azur, en bout de ligne, et donc de la réduire de 20 %. Ce n’est pas une réponse technologique. Nous agissons sur le comportement de l’usager.
En hiver, les besoins de chauffage créent un appel de puissance. En Paca, la saisonnalité est moins importante qu’ailleurs en France compte tenu d’un climat plus doux. On a un rapport entre l’hiver et l’été qui n’est que de deux. Pour autant, c’est là que nous avons le plus de problèmes, parce que les lignes électriques sont saturées, qu’il y a peu d’unités de production. Donc, pour toutes les nouvelles constructions, il faut éviter de recourir au chauffage électrique. C’est dans ce contexte qu’a été imaginée la démarche Smart Avenir Energies.

 

En quoi consiste-t-elle ?

A.M. : La démarche est assez simple. On a besoin de kW complémentaires. L’électricité a des atouts, elle est peu carbonée, mais elle n’est pas stockable. Le gaz est carboné, mais stockable. Marions les deux et misons sur un mix de ces deux énergies. Réservons l’électricité à tous les besoins constants : éclairage, électroménager, hi-fi… Et faisons du gaz l’énergie de référence pour répondre aux besoins saisonniers comme le chauffage. Et les chaudières font également l’eau chaude. Utilisons aussi le gaz pour cet usage. Lancée début 2017, la démarche a été portée par le Club Immobilier Marseille Provence auprès des promoteurs de la région PACA. Fabrice Alimi, président du club, a annoncé plus de 10 000 logements équipés du mix énergétique via la démarche « Smart Avenir Energies » dans l’année. Conformément à la convention cadre signée avec le club immobilier Marseille Provence, GRDF Méditerranée apporte son aide technique dès la conception du logement aux membres du club intéressés par la démarche. C’est une aide aussi financière sous forme de prise en charge des coûts d’infrastructure réseaux.

 

Quel a été votre message lors de ces assises ?

A.M. : J’ai rappelé que ce qu’on rencontre en Méditerranée, on le rencontre ailleurs en France, même si dans une moindre mesure. J’ai rappelé la nécessité du mix énergétique entre le gaz et l’électricité. D’ailleurs, la réglementation thermique va dans ce sens. Avant, la solution la moins chère était de mettre des convecteurs électriques. L’essentiel des bâtiments neufs se construisait donc avec du chauffage électrique. Cela menaçait le réseau. Cependant, aujourd’hui, on a stabilisé les pointes. Cela, grâce au gaz, mais aussi parce que les constructions sont moins énergivores.
L’autre axe de mon intervention a été de rappeler la problématique des émissions de CO2. Le gaz provient de gisements fossiles. Pour pouvoir tenir les objectifs de la transition énergétique, il faut en abaisser le contenu de CO2. Le gaz doit devenir progressivement renouvelable.

 

Comment ?

A.M. : L’enjeu est d’injecter de plus en plus dans le réseau du biométhane issu de déchets agricoles, d’ordures ménagères ou de stations d’épuration. Au niveau national, il y a un objectif d’obtenir 30% de gaz renouvelable en 2030. Aujourd’hui, on est à peine à 1%. Mais les choses avancent. En région Méditerranée, il y a une quinzaine de projets très avancés, notamment celui porté par Suez sur la station d’épuration de Sormiou à Marseille. C’est un projet qui devrait être mis en service à la fin de l’année et permettrait avec du gaz totalement renouvelable d’alimenter autour de 2 500 foyers. Ce serait la plus grosse injection de gaz vert issu des boues des stations d’épuration en France.

 

 

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