Immobilier

Simi : la valeur d’usage, élément de valorisation des bureaux

Mots clés : Lieux de travail

La valeur d’usage devient une donnée déterminante de l’immeuble de bureaux. Aujourd’hui quantifiable, elle oblige les professionnels du tertiaire à envisager autrement les bâtiments, à l’instar d’Ivanhoé Cambridge qui a développé le projet des tours Duo à Paris en fonction de l’usage des salariés. 

Le confort intérieur, l’accessibilité, la connectivité, les services… Tous ces éléments vont participer à la valeur d’usage du bâtiment, nouvelle donnée déterminante de l’immeuble tertiaire, mise à l’honneur lors du Salon de l’immobilier d’entreprise (Simi), qui s’est déroulé du 6 au 8 décembre au Palais des congrès de Paris. « Aujourd’hui, nous sommes capables d’évaluer économiquement cette donnée », annonce Alan Fustec. Pour le président de Goodwill-Management – société qui mesure le capital immatériel et la performance économique de la RSE – la valeur d’usage va impacter la productivité au sein d’une entreprise.

« S’il y a trop de bruit, trop de carbone dans une pièce ou encore s’il y a un mauvais éclairage, le collaborateur travaillera moins vite », ajoute Alan Fustec. Avec une conséquence directe : « on pourra avoir un écart de 2% de productivité entre un bâtiment bien pensé et un bâtiment moins bien conçu. Cela aura une incidence directe sur l’entreprise qui peut perdre jusqu’à un point de rentabilité. Il faut comprendre que la valeur d’usage peuvent faire augmenter de 50% les loyers », analyse le président de Goodwill-Management.

 

Bâtiment loué 4 ans avant sa livraison

 

Certaines sociétés se sont emparées du sujet, comme la canadienne Ivanhoé Cambridge, qui a développé les tours Duo, un projet de 90 000 m² dans le 13e arrondissement de Paris, dont la livraison est prévue en 2020. « Nous avons pensé les immeubles en fonction de l’usage que les salariés pourraient en avoir. Nous avons mis à disposition certains services exceptionnels, comme un bar et un restaurant avec une vue panoramique sur Paris. Résultat : nous avons réussi à louer l’ensemble des bureaux quatre ans avant sa livraison », détaille Marie-Eve Raux, directrice du développement et maîtrise d’ouvrage, Europe chez Ivanhoé Cambridge. Le projet a d’ailleurs reçu le label Wiredscore qui évalue la connectivité des immeubles de bureaux.

Les entreprises françaises ne sont pas en reste. Vinci Immobilier a par exemple mis en place une démarche, baptisée OpenWork, qui vise à réaliser des immeubles de bureaux non plus seulement en fonction de leur performance technique, mais selon le bien-être des utilisateurs et adaptés aux nouveaux usages. Le géant de l’immobilier mettra en œuvre cet outil sur l’une de ses dernières acquisitions : un immeuble de bureaux de 5 600 m² situé dans le quartier de Tolbiac, à Paris. 

 

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