Immobilier

Simi : la prise à bail face au défi de la tech

Mots clés : Gestion et opérations immobilières - Gestion immobilière

Avec l’avènement d’acteurs comme Facebook ou Google, le conseil en immobilier tertiaire se trouve face à de nouveaux défis, parmi lesquels l’exigence de la transparence des données. 

Le marché de la prise à bail pourrait bien connaître une évolution majeure dans les années à venir. En août 2017, Facebook a annoncé le lancement en Europe de « Marketplace », plateforme de petites annonces entre particuliers. L’immobilier s’y place au second rang parmi les items les plus visités. « Les millennials [ou génération Z – NDLR] animent déjà le marché de l’annonce immobilière. En conséquence, les plateformes doivent désormais adopter un design soigné et surtout éviter de faire multiplier les clics », alerte Vincent Pavanello, cofondateur de Real Estech, une association visant à fédérer les entrepreneurs de l’immobilier, à l’occasion du Simi qui se déroule jusqu’au 8 décembre.

Conséquence, le marché de l’immobilier tertiaire doit adopter les codes d’une clientèle de plus en plus intraitable. « Le rapport au temps a changé. Ceux qui cherchent des bureaux attendent qu’on leur réponde dans l’heure. Au-delà de trois heures d’attente, les clients considèrent que nous ne sommes pas de bons professionnels », analyse Sophie Desmazières, présidente de Bureaux Locaux, site d’annonces sur l’immobilier d’entreprise.

 

Transparence des données immobilières

 

Une autre composante vient aussi changer la donne : l’exigence de transparence des données. « Les transactions dans l’immobilier tertiaire étant complexes, on a besoin d’avoir accès facilement à un ensemble d’informations de base », poursuit Sophie Desmazières. En effet, l’ensoleillement, les transports, la sécurité du quartier vont constituer des premiers éléments de réflexion pour les futurs locataires de bureaux.

D’où la création de plateformes uniques aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, qui agrègent l’ensemble des données publiques. « Nous y sommes encore réticents parce que parfois les informations fournies pourraient donner lieu à des interprétations erronées », avertit Olivier Gérard, président de Fnaim Entreprises. Des grandes entreprises comme Google entendent pourtant s’emparer du marché. « Avec Google Home, l’entreprise récupère tellement de data qu’un jour elle pourra proposer de louer ou construire des immeubles sur mesure, qui correspondront à l’exacte envie du client », soutient Vincent Pavanello.

De quoi remettre en cause le travail de conseil dans l’immobilier tertiaire ? « Selon une étude que nous avons mené au sein de Bureaux Locaux, 98% des utilisateurs sont prêts à travailler avec un conseiller immobilier. Pour continuer à exister, nous devrons apporter une valeur ajoutée, à savoir donner un sens aux informations mises à disposition », amorce Sophie Desmazières. 

 

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