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Shanghai 2010 : le Pavillon France dévoile son squelette de béton et d’acier
Element de structure - © © FERRIER PRODUCTION

Shanghai 2010 : le Pavillon France dévoile son squelette de béton et d’acier

JACQUES-FRANCK DEGIOANNI |  le 25/05/2010  |  ArchitectureTechniqueChantiers

En construction depuis novembre 2008, le Pavillon France imaginé par l'architecte Jacques Ferrier pour l'Exposition universelle Shanghai 2010 (Chine) est une évocation de la « ville sensuelle».

«Meilleure ville, meilleure vie » (« Better City, Better Life »). Vaste programme que celui retenu pour cette Exposition universelle qui se déroule jusqu'au au 31 octobre 2010. Une thématique à laquelle Jacques Ferrier a choisi de répondre au travers de son évocation de la « ville sensuelle ». « Il s'agit de renouer avec le plaisir et le désir de vivre en ville, explique-t-il. Si la technique dominait nos existences au siècle dernier, l'enjeu est aujourd'hui de replacer l'homme au centre de l'urbain grâce à ses cinq sens auxquels les Chinois rajoutent l'équilibre et le mouvement. » Tous sont sollicités dans le Pavillon France, un vaste quadrilatère gainé d'une résille d'acier, posé en suspens au-dessus d'un plan d'eau. « Comme l'acier n'évoque pas spontanément la sensualité, nous l'avons revêtu de béton renforcé de fibres de verre (Glass Reinforced Concrete ou GRC) couleur pierre, une référence au château de Chambord autant qu'aux réalisations de l'ingénieur Eugène Freyssinet », explique Jacques Ferrier. L'intérieur, libre de tout cloisonnement (de manière à pouvoir être facilement reconverti par la suite), est conçu « à la manière d'un loft, avec des espaces fluides ». L'exosquelette en acier assurant, de son côté, la reprise des efforts horizontaux par l'entremise de bielles métalliques.

Science, poésie, sensualité

La scénographie s'organise autour d'une rampe descendante de 250 m de long, enroulée autour du jardin à la française. Une vaste fresque vidéo d'une trentaine d'écrans ainsi que diverses installations multisensorielles et plusieurs chefs-d'œuvre impressionnistes prêtés par le musée d'Orsay, illustreront l'équilibre entre technicité et sensualité, création et permanence, ville et territoire. Sans oublier le « 6sens », le restaurant gastronomique des frères Jacques et Laurent Pourcel, au sommet du bâtiment, dont la décoration intérieure, également confiée à Jacques Ferrier, évoque au travers de tapisseries, dessins et paravents, le retour en ville d'une certaine faune sauvage. « La ville sensuelle est une façon de parler de l'avenir souhaitable des métropoles mondiales, souligne encore l'architecte. Un futur où l'homme sera l'objet de toutes les attentions de la part de l'univers technique. Une vision qui dépasse la seule perspective du développement durable. A cet égard, les impressionnistes apparaissent comme des précurseurs dans leur vision qui mêle science et poésie, technique et sensualité. » Cent millions de visiteurs sont attendus à Shanghai 2010, dont dix millions pour le seul Pavillon France (soit 6 000 visiteurs par heure). Quid du bâtiment après le 31 octobre ? Rasé ? Démonté ? Recyclé ? Réaffecté ? Toutes les options restent ouvertes, même si assurait José Frèches, président de la Compagnie française pour l'exposition de Shanghai 2010 (Cofres) en mars dernier, « à la demande de Nicolas Sarkozy, le Pavillon France ne sera pas démoli à l'issue de l'Exposition ».

Paru dans Le Moniteur n° 5538 du 15/01/2010

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