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Sept communautés d'agglomérations pourraient voir le jour avant l'an 2000

PIERRE DELOHEN |  le 10/12/1999  |  Sécurité et protection de la santéConjonctureHaute-LoireCantalLoire

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Les grands investisseurs regionaux de demain se constituent

Après Aurillac (arrêté préfectoral paraphé le 22 novembre) et Roanne (arrêté préfectoral le 9 décembre), d'autres collectivités sont engagées sur le chemin de la communauté d'agglomérations. Après Voiron (Isère) et l'agglomération grenobloise aux votes acquis, Clermont-Ferrand, Le Puy-en-Velay, Chambéry et Saint- Etienne se lancent avec l'ambition, pour certaines, d'y parvenir avant la fin décembre, date limite d'obtention des aides exceptionnelles de l'Etat.

Fortes de dotations accrues, ces nouvelles communautés de tailles variés - souvent issues de structures intercommunales préexistantes - sont porteuses d'ambitions.

Le bassin d'Aurillac (Cantal), comptant un tiers de la population départementale avec 54 000 habitants, est né du district. « Notre objectif est de regrouper toutes les communes concernées par les projets urbains, explique Yvon Bec, président du district et maire d'Aurillac. La loi est une opportunité qui nous permet d'aller plus vite et plus fort. » Par exemple, le lancement rapide d'un parc aquatique, d'un coût de 50 millions de francs, est envisagé.

Les transports urbains souvent prioritaires

Les agglomérations de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et du Puy-en-Velay (Haute-Loire) visent la date du 1er janvier 2000. Ainsi, à Clermont- Ferrand, le vote du conseil communautaire devrait intervenir le 10 décembre. La principale compétence nouvelle concernera l'organisation des transports urbains et leur extension à de nouvelles communes. Au Puy-en-Velay, le projet rejeté dans un premier temps, puis revu après la médiation de Jacques Barraud, président du conseil général de Haute-Loire, devrait être adopté avant la fin décembre.

La Métro, à Grenoble, avec 375 000 habitants figurera parmi les structures les plus importantes. Les grands dossiers à venir, facilités par un budget de plus d'un milliard de francs, seront les déplacements, le réseau de télécommunications à haut dé- bit Metronet, le programme Université 3e millénaire et le contrat de ville 2000-2006. A Chambéry, la procédure est en cours depuis le vote du 22 novembre de la ville centre, afin aboutir avant la fin de l'année.

Le Roannais réfléchit à son avenir économique

Le district de l'agglomération roannaise, pour sa part, a mis les bouchées doubles pour se constituer avant le 1er janvier.

« Nous engageons une démarche d'avenir, explique Jean Auroux, maire de Roanne et président du district. Ce projet de développement économique et solidaire contribuera à donner une image dynamique du Roannais et nous aidera à peser davantage. » Une réflexion sur la réalisation d'une nouvelle liaison entre l'aéroport et les zones d'activités du district figure au premier rang des priorités.

Saint-Etienne Métropole prévoit, quant à elle, de se constituer dans le courant de l'année 2000, ce qui impliquera l'absorption du Syndicat intercommunal pour l'organisation des transports dans l'agglomération stéphanoise (Siotas). La construction d'un Zénith, d'un coût de 100 millions de francs, pourrait être l'un des premiers projets symbolique de la nouvelle structure.

« Nous pourrions donner ainsi une autre dimension, plus humaine et plus conviviale, à cette intercommunalité qui reste bien souvent trop éloignée des citoyens », insiste Michel Thiollière, le président de Saint-Etienne Métropole.

Saint-Etienne veut « mieux être entendu »

Parallèlement, une réflexion est conduite sur la création, à moyen terme, d'une communauté urbaine au champ géographique plus vaste, capable, selon Michel Thiollière, de mieux de faire entendre da voix face à la métropole lyonnaise.

Montluçon, Vichy et Moulin (Allier) en sont au stade de la réflexion. A Vichy, le projet de rassemblement de vingt communes pourrait être finalisé dans le courant de l'an 2000. A Montluçon comme à Moulins, l'absence de structure intercommunale à vocations multiples rend en revanche le dossier plus complexe.

En savoir plus

Loi Chevènement du 12 juillet 1999 sur la coopération intercommunale (« Le Moniteur » du 23 juillet 1999, « Textes officiels » p. 347).

Fiche pratique sur la communauté d'agglomérations (« Le Moniteur » du 17 septembre 1999, p. 54).

« Regrouper les communes pour mener les grands projets » et un entretien avec Jean- Pierre Chevènement (« Le Moniteur » du 16 juillet 1999, p. 12).

CARTE : Les futures communautés d'agglomérations, souvent issues de structures intercommunales préexistantes, voient la loi Chevènement comme une opportunité sur laquelle s'appuyer.

"Faire emerger un territoire coherent et plus de solidarites" Interview Didier Migaud Président de la Métro (Grenoble)

Comment s'explique l'engagement aussi rapide de la Métro ?

DIDIER MIGAUD : Nous avions décidé d'engager la réflexion avant l'adoption de la loi Chevènement : la plupart des compétences requises par la loi du 12 juillet sur la coopération intercommunale faisaient déjà partie de nos vocations, grâce à une longue pratique intercommunale, lancée dès 1966. Cela atteste que nous étions conscients, depuis longtemps déjà, de la nécessité de faire émerger un territoire cohérent et d'introduire plus de solidarités à l'échelle d'un bassin de vie. Chacun d'entre nous a compris que le passage en communauté d'agglomérations permettait un nouveau progrès en ce sens, et qu'il y avait un intérêt certain à prendre la décision avant le 1er janvier 2000.

Cette étape marque- t-elle la fin de vos débats de structure ?

Nous devons encore traiter de l'extension de notre périmètre. Certaines communes, qui participent de la logique économique de notre territoire, sont plus ou moins volontaires pour nous rejoindre. Nous souhaitons aborder cette question franchement et sans volonté d'hégémonie, dans les trois ans que la loi nous donne pour le faire.

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