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SEE Simeoni sort d’un plan de continuation de dix ans

N. M. |  le 22/11/2013  |  Collectivités localesYvelines

YVELINES -

La société SEE Simeoni a réussi son pari. Cette PME du bâtiment, implantée à Elancourt, avait déposé le bilan en avril 2002, suite à un gros problème sur un chantier. Après une période d’observation, un plan de continuation de dix ans a été arrêté en juin 2003 pour permettre le remboursement d’une dette de 5,1 millions d’euros. Ce plan s’est achevé le 30 juin avec le règlement de la dernière échéance. « La structure de la société était saine, et nos clients nous ont suivis », commente Bruno Gardon, entré dans l’entreprise en avril 2002 (au moment même du dépôt de bilan) comme directeur d’exploitation, avant d’en prendre la présidence en 2007.

Maintien des effectifs

« Au début, seule une petite banque privée nous a suivis et nos fournisseurs étaient payés à la livraison, voire même à la commande. Il a fallu attendre huit ans avant d’obtenir une caution d’avance de démarrage », ajoute-t-il. L’entreprise devra par ailleurs patienter encore deux ans avant de pouvoir bénéficier de la garantie d’un assureur crédit.
Malgré ces difficultés, elle est parvenue à maintenir ses effectifs : 125 salariés pour un chiffre d’affaires 2013 estimé à 48 millions d’euros. L’activité se répartit entre la construction d’équipements publics (50 %), la réhabilitation de logements sociaux (30 %) et le bardage de façades (20 %). SEE Simeoni intervient en entreprise générale, réalisant elle-même le gros œuvre et le bardage de façades, et sous-traitant tous les lots techniques. En 2008, elle s’est lancée dans la construction bois, soit en sous-traitant ce lot-là, soit en se groupant avec une entreprise spécialisée.
Avec la crise, elle s’est repositionnée sur des chantiers plus petits afin de moins subir la concurrence des filiales des majors, « qui nous battent avec des prix parfois inférieurs de 10 à 15 % à ceux que nous proposons », déplore Bruno Gardon. En quatre ans, la taille des chantiers s’est réduite de moitié, passant de 3 millions d’euros en moyenne à 1,5 million. « Avant, on étudiait des projets de 10 millions d’euros dans le neuf et de 7 à 8 millions en réhabilitation sociale. C’est terminé. »
2014 s’annonce difficile. Le carnet de commandes a reculé de douze à neuf mois. « Mais surtout, constate Bruno Gardon, l’ambiance se tend sur les chantiers entre maître d’ouvrage, maître d’œuvre et entreprise. A tel point que nos conducteurs de travaux nous demandent des stages de gestion des conflits. »

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