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Sécurité sur les chantiers

le 04/09/2008  |  ChantiersTravailPuy-de-DômeTechnique

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Deux articles du « Moniteur », publiés le 13 juin, page 51 (« Rénovation de façades en rappel ») et le 1er août, page 26, (« Mécénat pour chantiers culturels ») ont fait réagir nos lecteurs soucieux de sécurité. Ils ont souhaité rappeler, à cette occasion, quelles sont les règles en vigueur en termes de travaux réalisés sur échafaudages et à la corde.

Sécurité et échafaudages

Dans votre article intitulé « Mécénat pour chantiers culturels » en page 26 de votre édition du 1er août 2008, rubrique Sud-Ouest, vous présentez des réhabilitations de monuments historiques. Afin d’illustrer ces dernières, une photo de chantier montre deux hommes sur ce qui semble être un échafaudage, en tout cas annoncé comme tel. Nous tenions à vous faire part de notre très fort étonnement quant au choix de cette photographie. En effet, cette dernière fait apparaître un certain nombre de manquements graves à la réglementation en vigueur sur la sécurité des travaux en hauteur : « planchers » non adaptés au travail en hauteur (une simple planche…), absence de garde-corps sur la totalité de la structure, absence d’ancrages à l’ouvrage et d’éléments de stabilisation, appuis au sol non assurés, absence d’accès, etc.

L’échafaudage reste l’outil indispensable aux travaux de bâtiment en hauteur, son montage et son utilisation relèvent d’exigences normatives et réglementaires, en particulier en matière de sécurité et de formation des personnels. Ces exigences ont été élaborées conjointement entre la profession et les acteurs institutionnels afin de réduire l’accidentologie des professions du bâtiment et de l’industrie. Le matériel que vous montrez ici présente de réels dangers. Par ailleurs, à la page 51 de votre édition du 13 juin 2008, vous présentez des rénovations de façades effectuées par des cordistes. Là aussi, nous marquons notre très fort étonnement quant aux propos tenus dans cet article : mise en avant de travaux en hauteur effectués à l’aide de protections individuelles sans rappeler les principes généraux de prévention contenus dans le Code du travail (livre II, Titre III, article L.230-2) qui privilégient les protections collectives. Dans les cas où il est fait appel aux professionnels cordistes, c’est qu’aucune autre possibilité d’accès n’est envisageable. La protection collective doit être privilégiée lorsque l’environnement du chantier en offre la possibilité. Dans ce contexte, les seuls moyens d’accès et de travail en hauteur qui doivent être utilisés sont les matériels qui intègrent les protections collectives. Ces deux articles portent un grave préjudice aux professionnels de notre Syndicat qui ont fait, ces dernières années, de réels efforts pour améliorer la sécurité de leurs personnels et du public sur leurs chantiers. Ils portent également atteinte à l’image de la profession qui souffre déjà d’une mauvaise réputation en matière de sécurité, malgré le travail quotidien mené par les organisations professionnelles et les entreprises du secteur pour améliorer la sécurité sur les chantiers.

Travaux réalisés à la corde

L’article paru le 13 juin 2008, dans « Le Moniteur » (page 51) met en évidence l’intérêt des travaux réalisés à la corde pour la pose de bardage sur un immeuble à Vic-le-Comte (Puy-de-Dôme).

L’article précise, qu’en l’espèce, le recours au travail à la corde se justifie pour des raisons d’efficacité, de sécurité et d’économie.

Je souhaitais néanmoins attirer votre attention sur les exigences fixées par le Code du travail dans ce domaine :

1) La priorité doit être donnée aux équipements de travail assurant une protection collective (article R.4313-62 du Code du travail).

2) Il est interdit d’utiliser les techniques d’accès et de positionnements au moyen de cordes pour constituer un poste de travail (article R.4323-64 du Code du travail).

En cas d’impossibilité technique de recourir à un équipement assurant la protection collective des travailleurs ou lorsque l’évaluation des risques établit que l’installation ou la mise en œuvre d’un tel équipement est susceptible d’exposer des travailleurs à un risque supérieur à celui résultant de l’utilisation des techniques d’accès ou positionnement à la corde, celles-ci peuvent être utilisées pour des travaux temporaires en hauteur.

Ces techniques de travail à la corde devront permettre d’exécuter les travaux dans des conditions adaptées du point de vue ergonomique (notamment la mise à disposition d’un siège muni des accessoires appropriés).

Autrement dit, le choix opéré par le bailleur social ou le maître d’ouvrage ne peut résulter que d’une impossibilité technique interdisant dans les conditions précitées le recours à une protection collective (type nacelles ou échafaudages) et non pas d’un choix strictement économique.

Il me semblait donc utile de compléter votre information sur ce point et de vous informer du contexte réglementaire qui n’est pas traité dans cet article.

Il me paraîtrait utile d’informer vos lecteurs des dispositions réglementaires qui font référence à ce type de travaux.

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