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Sécurité La filière bois conduit une action participative

DOMINIQUE LE ROUX |  le 20/03/1998  |  BoisTravailEnvironnementFrance Santé

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- En partenariat avec la Cnam, la filière bois s'attelle à réduire les risques liés aux poussières de bois, au bruit et aux troubles musculo-squelettiques.

Au niveau national, seules deux actions participatives ont été menées par la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam). La première, en 1993, dans le secteur de la boucherie abattage, la seconde est en cours et concerne les métiers du bois. Conduite sur trois ans (1997-1999), pour un coût global de 1,5 million de francs, l'action est menée dans cinq régions (Ile-de-France, Centre, Bourgogne, Nord-Est, Midi-Pyrénées). Elle est centrée sur trois risques, sources de maladies professionnelles pour les ouvriers du bois (voir graphique). Les deux premiers thèmes (poussières de bois et bruit) concernent les activités de fabrication, le troisième thème (troubles musculo-squelettiques, TMS) est davantage centré sur les chantiers.

Un guide pratique sur l'empoussièrement

Dès 1997, la CAPEB et l'Union nationale française de charpente, menuiserie, parquets (UNFCMP) ont confié à Irabois (Institut de recherche appliquée au bois) le soin de rédiger un guide de vulgarisation destiné aux entreprises et intitulé « Poussières de bois, les solutions à mettre en oeuvre ». Disponible début avril, ce guide est consécutif à un état des lieux effectué avec l'appui de l'OPPBTP et des médecins du travail dans une vingtaine d'entreprises. « C'est un guide pratique, adapté aux PME de charpente menuiserie dont la taille moyenne est de trois salariés », explique Jean-Paul Lego, secrétaire général de l'Union. Le guide propose plusieurs solutions techniques pour limiter l'empoussièrement des ateliers.

Bruit : une réflexion sur les scies circulaires

Ici aussi, un guide technique est en préparation. Pour l'heure, des tests sont effectués sur les scies circulaires pour réduire le bruit provoqué par ces machines. « L'essentiel du bruit provient de la vibration du corps de la lame. Nous testons d'autres techniques pour réduire le bruit », précise Jean-Paul Lego. Les tests se poursuivront toute l'année pour une rédaction du guide début 1999. Troubles musculo-squelettiques : un retour au coltinage. Courant avril, l'OPPBTP analysera dans les cinq régions les conditions de travail de salariés affectés sur les chantiers de pose de fenêtre ou de blocs portes dans vingt entreprises de charpente et de menuiserie. Cet état des lieux devrait mettre en évidence les gestes à l'origine des TMS, principale source de maladie professionnelle dans la filière. L'objectif est de trouver des méthodes de déplacement et de port des charges moins dangereuses pour la santé. Des formations gestes et postures seront dispensées ultérieurement.

GRAPHIQUE : TROIS RISQUES MAJEURS (Menuiserie-charpente, reglements des maladies professionnelles en 1994)

Par cette action participative, les professionnels du bois veulent agir sur les principales causes de maladies professionnelles.

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