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le 05/10/2001  |  Second œuvreProduits et matérielsHygièneFormation BTPImmobilier

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La pénurie se fait globalement sentir dans tous les métiers du second oeuvre finitions qui a besoin de jeunes qualifiés et autonomes pour intervenir chez le client.

La finition n'échappe pas à la règle : le personnel qualifié est rare ! « Les manques de notre secteur sont les manques traditionnels des métiers du bâtiment, confirme Olivier Lainé, secrétaire général de l'Union nationale des revêtements de sols techniques (UNRST). Nous n'arrivons pas à trouver des candidats sérieux et motivés pour apprendre le métier. Pourtant, les perspectives d'emploi et de revenus pour un bon compagnon sont excellentes ! »

Même constat chez les peintres ou chez les carreleurs. Daniel Ringwald, directeur des ressources humaines du Groupe Lucas, une entreprise de second oeuvre installée à Laval, le confirme : « Nous sommes obligés de former les gens en interne, car nous avons d'énormes difficultés à recruter. Le métier de carreleur se perd. Pourtant, il ouvre, comme d'autres métiers du bâtiment, de larges perspectives de carrière. Avec un bac pro, voire un CAP, et dix ans d'expérience, il est tout à fait possible chez nous d'accéder à des postes de conducteur de travaux. »

Dans le domaine du plâtre et de l'isolation, les manques sont là aussi réels. « Les jeunes s'orientent peu vers une carrière de plâtrier, et ceux qui le font ne l'ont pas forcément choisi, explique Jacques Planeix, secrétaire général technique de l'Union des métiers du plâtre et de l'isolation. Trouver quelqu'un d'expérimenté est vraiment rare. »

Car c'est, en effet, l'expérience que recherchent en priorité les entreprises. D'où l'avantage d'une formation en alternance. « L'apprentissage est un plus, explique à ce sujet Patrick Fouassier, directeur de l'IBTP, organisme de formation de peintres-façadiers. Il permet à quelqu'un de se former tout en pratiquant concrètement son métier. D'ailleurs, quand une entreprise recrute, c'est surtout l'expérience du candidat qu'elle regarde. »

Conséquence immédiate de tous ces manques : la hausse des salaires. « Avec le déficit de main-d'oeuvre, la rémunération des carreleurs a augmenté ces dernières années de 10 à 20 % », constate, par exemple, Daniel Ringwald.

PROFILS :

Solier-moquettiste

Poste : le solier-moquettiste assure la pose de tous les revêtements autres que le carrelage et le parquet (linoléum, revêtements en caoutchouc, en matière plastique, en textile, moquettes, mosaïques collées...).

Profil : CAP sols et moquettes au minimum. Au-delà des nécessaires capacités physiques (souplesse, résistance), les clés de la réussite sont autonomie et sérieux. L'expérience est un plus important.

Perspectives de carrière : avec de l'expérience, ainsi qu'une formation complémentaire, possibilité d'évoluer vers des postes à responsabilités ou de monter sa propre entreprise.

Peintre en bâtiment

Poste : il prend en charge le revêtement des murs extérieurs, intérieurs ou des plafonds, tout comme la pose de vitrages, de revêtements de sol ou de menuiseries pour l'isolation.

Profil : CAP peinture-vitrerie-revêtement, BEP finition ou BP peintre applicateur de revêtements. Il faut être soigneux, avoir un sens artistique et une bonne résistance physique, ne pas être sujet au vertige, ne pas être allergique aux mélanges chimiques, et avoir une vision normale des couleurs et du relief.

Perspectives de carrière : poste d'encadrement ou créer son entreprise.

Carreleur-mosaïste

Poste : il réalise le revêtement des sols et des murs, pour les maisons individuelles, les immeubles ou les locaux industriels. Le carreleur-mosaïste effectue fréquemment des travaux de réparation ou de rénovation.

Profil : avoir de bonnes notions en maçonnerie, isolation, étanchéité ou protection thermique et phonique est donc un plus.

Perspectives de carrière : évolution possible vers des postes à responsabilités ou devenir chef d'entreprise.

Plâtrier

Poste : il pose les isolants thermiques ou acoustiques, prend en charge le montage des cloisons non porteuses et réalise tous les enduits intérieurs. Il peut également poser des motifs d'ornementation (staffeur-ornemaniste, stucateur).

Profil : doit pouvoir travailler rapidement, être soigneux et avoir un sens esthétique.

Perspectives de carrière : avec de l'expérience, le plâtrier peut devenir chef d'équipe ou chef de chantier.

« Mon but est de sortir les mains de la poussière » Sébastien Adobet, 24 ans, carreleur, entreprise Rossi, Père & Fils.

A 24 ans, Sébastien Adobet a déjà un savoir-faire impressionnant. Une des caractéristiques de son parcours : avoir obtenu un CAP et un BP en maçonnerie et en carrelage. « Lorsque je suis arrivé, il y a presque neuf ans, pour m'inscrire la première fois dans un centre de formation, il n'y avait plus de place en carrelage. J'ai donc commencé par un cursus de maçonnerie. Et je ne le regrette pas. La maçonnerie, c'est la base de tout. » Depuis deux ans dans l'entreprise Rossi, Père & Fils, en banlieue parisienne, il intervient en rénovation et en neuf. « Mon but est de sortir les mains de la poussière et de devenir, d'ici à cinq ans, chef d'équipe. Quant à m'installer à mon compte, je n'y ai pas encore réfléchi. » A propos du marché de l'emploi, Sébastien Adobet confirme : « Le manque de main-d'oeuvre qualifiée est énorme. Plusieurs fois, des chefs d'entreprise ont essayé de me débaucher. »

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