Industrie/Négoce

Schneider Electric reprend la division « « électrique » du géant indien Larsen & Toubro

Mots clés : Entreprise du BTP - Industriels du BTP

Le groupe français, en partenariat avec le fonds souverain singapourien Temasek, a annoncé l’acquisition de la division « électrique et automatisation » du géant industriel indien Larsen & Toubro pour un montant de 1,75 milliard d’euros. Par ce rapprochement, l’équipementier électrique entend accompagner le fort développement du marché de la construction impulsé par le programme « Make in India ».

 

Schneider Electric a annoncé la signature d’un accord avec Larsen & Toubro, un équipementier indien spécialisé dans plusieurs activités (construction, énergie, nouvelles technologies…), pour le rachat de sa division « électrique et automatisation ». Le géant français s’est associé au fonds souverain singapourien Temasek pour monter cette opération estimée à 1,75 milliards d’euros. Au total, Scheinder Electric détiendra 65% de la nouvelle entité et Temasek 35%. Il s’agit de la plus importante acquisition du groupe depuis le début de l’année en Inde.

 

Un acteur très implanté en Inde

 

Le groupe dirigé par Jean-Pascal Tricoire va ainsi reprendre les actifs d’un acteur très implanté localement. La division L&T E&A qui emploie 5000 salariés fabrique des armoires électriques basse et moyenne tension, des systèmes et des équipements électriques, des solutions de gestion de l’énergie, des compteurs d’énergie ainsi que des solutions d’automatisation industrielle. Ses solutions sont distribuées dans plus de 260 villes en Inde. Cette branche d’activité qui dispose de cinq usines de production a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 630 millions d’euros en 2016. Cet accord ne porte pas en revanche sur les segments « commutation maritime et systèmes pour servomoteurs ». L&T a pour objectif de finaliser la transaction dans un délai de 18 mois après la signature du rachat.

 

Politique volontariste

 

Via ce rachat, l’industriel espère ainsi profiter du dynamisme de l’économie indienne, la sixième mondiale, dont la croissance du PIB est estimée à 7,4% par an par le FMI. Présent depuis 1963 en Inde, Schneider Electric veut accompagner l’essor du marché de la construction et de l’industrie qui bénéficie d’une politique volontariste de l’Etat nommée « Make In India » dont l’objectif est d’accroître la production manufacturière locale.

Le groupe indique que son pôle de produits basse tension et d’automatisation industrielle fusionnera avec la nouvelle entité contrôlée avec Temasek.

Grâce à ce rapprochement, l’Inde deviendra ainsi le troisième marché de Schneider Electric en termes de chiffre d’affaires (environ 1,6 milliard d’euros), à égalité avec la France.

 

 

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