Entreprises de BTP

Schneider Electric détaille son plan d’amélioration des performances

Le groupe français de petit appareillage électrique Schneider Electric a détaillé son programme sur trois ans, baptisé New 2004, destiné à améliorer ses performances et dont les grandes lignes avaient été annoncées fin février.
Les objectifs financiers fixés à horizon 2004 sont « réalistes », a souligné le directeur financier du groupe, Antoine Giscard d’Estaing, lors d’une conférence de presse organisée au siège de Schneider Electric à Rueil-Malmaison.

Pour 2004, le groupe, qui recherche « plus de croissance et plus d’efficacité », vise une marge d’exploitation à 14% (contre 11,4% en 2001) pour un chiffre d’affaires de 12 milliards d’euros (contre 9,828 milliards d’euros en 2001), a rappelé Antoine Giscard d’Estaing.
Ce niveau de marge est « un objectif réaliste et atteignable », a-t-il déclaré, ajoutant que Schneider Electric veut « atteindre durablement » ces 14% de marge d’exploitation « sans hypothéquer l’avenir » en continuant à investir.
Le groupe vise aussi une marge brute représentant 43,5% du chiffre d’affaires, soit une progression d’un point par an.
« La réduction des frais généraux est largement entamée, mais il reste encore des possibilités » d’économies, a affirmé Antoine Giscard d’Estaing.
Le quatrième objectif financier de Schneider Electric concerne la croissance de son bénéfice net par action (BNPA), mais n’est pas encore défini étant donné que les conditions de désengagement de sa filiale Legrand ne sont pas connues.
Concernant son chiffre d’affaires, Schneider Electric ambitionne une croissance interne annuelle supérieure de deux points à la hausse de ses marchés, pour atteindre une part de 11 milliards d’euros du total visé pour 2004.
Le groupe veut aussi engranger 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires supplémentaire grâce à des opérations de croissance externe.

Le Pdg de Schneider Electric, Henri Lachmann, a souligné que le programme New 2004 s’incrit dans le cadre de la « vision pour un nouveau monde électrique » déterminée par son groupe.
« C’est une chance pour nous, le futur sera de plus en plus électrique. L’électricité deviendra une énergie majeure » et « nous voulons être un acteur important de cette industrie », a-t-il déclaré.
Evoquant les atouts de Schneider Electric, Henri Lachmann a indiqué que ce qui lui « paraît essentiel pour les années à venir, c’est la double compétence » du groupe en matière d’électricité et d’automatismes. « Nous sommes les seuls avec (le groupe allemand) Siemens à avoir cette double compétence », a-t-il dit.
Le directeur stratégie-marchés de Schneider Electric, Eric Pilaud, a relevé, parmi les « forces » du groupe, sa dimension mondiale, son portefeuille de marques et « sa solidité financière ».
Concernant l’objectif de croissance, le groupe veut valoriser son offre actuelle, étendre ses positions géographiques, développer de nouveaux produits et élargir son portefeuille d’activités, afin de s’ouvrir un marché potentiel évalué à 210 milliards d’euros contre 110 milliards d’euros en 2001, a indiqué Eric Pilaud.
Schneider Electric vise aussi une « excellence opérationnelle » en améliorant efficacité et qualité.
Enfin, à propos de son offre de services, porteuse de haute valeur ajoutée, le groupe va poursuivre dans la voie des partenariats et des acquisitions pour disposer de sources de savoir-faire spécialisé.

(avec AFP)

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