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SCENOGRAPHIE Dominique Perrault met sous serre les biotechnologies

CYRILLE VERAN |  le 10/10/1997  |  Espaces vertsAménagementArchitectureProfessionnels

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-Dans la lignée des projets remodelant la Cité des sciences et de l'industrie, l'exposition permanente « La serre, jardin du futur » étonne . Ballade dans un jardin unique.

Deux étages de 400 m2 font état des biotechnologies végétales ; le rez-de-chaussée, lieu de la connaissance, nous livre les grands repères, pour mieux comprendre ce que sont ces biotechnologies, et propose de s'interroger sur ses perspectives et ses risques ; le niveau haut est une promenade au milieu d'une abondance de plantes cultivées, améliorées ou multipliées, à l'aide de techniques parfois expérimentales.

Huit histoires de plantes

En périphérie de l'étage bas, les installations poétiques de l'artiste et le travail du scientifique, sous forme de photos et de textes décrivent cinq mécanismes biologiques et physiologiques des végétaux. Au centre, des consoles multimédias racontent huit histoires de plantes. Le programme interactif permet de fabriquer un menu personnalisé et de faire le point des idées reçues. Le niveau haut, jardin du futur, est le coeur de l'exposition. Toutes les conditions d'hygrométrie, de lumière et d'organisation sont réunies et gérées par un ordinateur climatique.

« Cette serre est un projet expérimental techniquement complexe, une sorte de laboratoire. Toute la spécificité de cette exposition tient à la scénographie d'une matière vivante », explique Dominique Perrault. L'architecte a conçu cette serre comme un tabernacle, enveloppée dans une toile blanche qui la protège de l'environnement ambiant. Ce labyrinthe de verdure renvoie au labyrinthe métallique du rez-de-chaussée où les alimentations de l'étage sont contenues dans un faisceau de vésicules en Inox, racines du jardin. « On a pris la serre, on l'a surélevée et en dessous est apparu le tissu racinaire, le chevelu ». Sec, ce lieu contraste avec l'étage baigné d'humidité.

Cette exposition, qui a nécessité deux ans et demi de préparation, associe des chercheurs (dont Rhône-Poulenc Agro, l'INRA, le CNRS), et des producteurs. Elle trouve son prolongement à l'extérieur dans l'exposition temporaire de sept installations d'artistes, pendant les premiers mois d'ouverture. Sont proposés aussi des cycles de conférences thématiques sur le jardin et des rencontres à la Cité des métiers. Un week-end de jardinage scientifique et pratique est prévu les 18 et 19 octobre à la Cité des sciences et de l'industrie avec Rustica Hebdo.

A partir du 23 septembre, du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h. Rens. par téléphone au 08.36.68.29.30.

PHOTO

1. Serre à l'étage de l'exposition, où des conditions «climatiques» optimales sont gérées par ordinateur.

3. Une des installations poétiques du rez-de-chaussée : le génome, par les artistes Alain Josseau et Nicolas Eydoux.

DESSIN

2. Esquisse de principe, dessin de Dominique Perrault.

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