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Savoie-Piémont : andiamo côté italien

le 15/07/2013  |  Ouvrage d'artEuropeFrance entièreBâtiment

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Le projet Savoie-Piémont d’interconnexion électrique via le tunnel du Fréjus avance. C’est ce qu’a voulu marquer le côté italien, en organisant lundi 15 juillet un événement autour du « lancement » de ce projet de l’autre côté des Alpes.

Si côté italien, on a voulu créer l’événement, c’est que le renforcement de l’interconnexion entre la France et l’Italie, actuellement culminant à 2 650 MW (largement saturée, notamment à cause des imports italiens), attend un large appel d’offres pour cette ligne qui va suivre, de part et d’autre de la frontière et sur quelque 190 km, l’autoroute et les galeries techniques du tunnel du Fréjus. Un appel d’offres qui portera sur la partie de la liaison en HVDC (haute tension à courant continu, ou HVDC) et implique ainsi deux stations de conversion sur chaque poste source italien et français.

Côté italien, c’est ainsi les travaux de l’aménagement du poste de Piossasco, dans la région de Turin, qui sont effectivement lancés. La partie française, gérée par RTE, a commencé le renforcement il y a déjà six ans, avec l’aménagement du poste de Grande Île 3, opération achevée en 2012, pour un coût de 120 millions d’euros, hors budget global de la ligne transalpine. Des travaux nécessaires et qui permettront surtout, avec la mise en oeuvre de la ligne, de renforcer les échanges d’un tiers environ par rapport à aujourd’hui.

L’opération en France a déjà permis de se préparer à l’augmentation de la capacité d’interconnexion de 600 MW, qui s’ajouteront aux 1 200 MW du futur lien franco-italien, portant la capacité d’interconnexion globale entre les deux pays à 4 400 MW, correspondant au cadre du TNYPD d’Entso-e, projection à dix ans de l’association des gestionnaires de réseau de transport européens.

Coût de quelque 1,4 md euros

La future interconnexion, en 320 kV, sera la plus longue ligne HVDC construite à terre, pour un coût de quelque 1,4 md euros, supportés, à 60 % par la partie italienne. Les appels d’offres génie civil et câbles ont été lancés à la fin février dernier et celui, commun à Terna et RTE, sur les deux stations de conversion le sera fin juillet pour des réponses attendues dans les trois mois. Seront ensuite étudiées les réponses techniques, ce qui devrait prendre environ trois mois de plus, permettant l’annonce du « gagnant » début 2014, pour des travaux programmés sur 2014-2019.

En toute logique, sur les stations de conversion (la plus grosse part du budget), trois offres sont attendues a minima : Siemens (qui a réalisé les postes de France-Espagne), ABB et Alstom, qui a recollé dans la course au courant continu de grande puissance. Si Dominique Maillard, président du directoire de RTE, a souligné la collaboration avec Terna sur le plan technique, le ministre du Développement économique, Flavio Zanonato, a, lui, insisté sur la facilitation des échanges européens et sur le côté innovant du montage financier en Italie via un PPP entre Terna et la société d’autoroutes.

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